Résumé

Auguste Jeandel Aux gardes nationaux.. La représentation nationale… (1838)

Ce n'est pas que l'homme du peuple soit moins intéressé à la tranquillité et à la sûreté publique que le riche; il tient autant à son petit avoir que le riche à ses millions; mais il suffit lui-même à la garde de ce qu'il possède ; il ne demande pas le secours du riche , pourquoi irait-il lui donner son appui ? Si la garde nationale ne confère aucun droit à ses membres, on peut dire avec yérité, que c'est un impôt frappant sur le pauvre au profit du riche, utile seulement à l'un, onéreux à l'autre.
Source : Gallica

Auguste Jeandel Aux gardes nationaux.. La représentation nationale… (1838)

Il n'en est pas ainsi pour le marchand et l'ouvrier,
pour tous ceux que comprend cette classe d'hommes laborieux auxquels l'industrie ou le travail donne le pain de la journée, économisant sur le produit de chaque jour pour se composer un pécule, ces hommes chez lesquels on trouve probité et moralité, parce que le travail nous rend moral; il n'en est pas ainsi enfin pour ces hommes formant la masse de la garde nationale et composant véritablement le peuple. Sont-ce leurs biens, leurs propriétés qu'ils gardent la nuit ? Ont-ils à craindre comme l'homme riche?
Source : Gallica

Auguste Jeandel Aux gardes nationaux.. La représentation nationale… (1838)

Riches, vous vous refuseriez à, payer l'impôt, s'il n'avait été consenti par vos députés ; vous agiriez alors en bons citoyens, et ce serait votre devoir de résister. Que diriez-vous si le peuple, qui paie la plus forte partie de l'impôt, lui, qui n'a pas de représentant pour le consentir, si le peuple se refusait à le payer? Alors vous appelleriez ceux qui protègent les lois,vous appelleriez la garde nationale pour contraindre le peuple, c'est-à-dire le peuple pour contraindre le peuple.
Pourquoi d'ailleurs le riche est-il seul représenté, et l'homme du peuple ne l'est-il pas ?
Source : Gallica

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