Résumé

Ch. Berthé Organisation du suffrage universel… (1850)

Jusqu'à ce jour, heureusement, quelques sommités ont réussi à passer à travers les barreaux de cette grille que la Constitution avait placée entre elles et l'urne du scrutin, mais chaque élection rend et rendra l'entreprise plus difficile, et dans bien peu d'années peut-être, si la réforme électorale n'a pas lieu, l'Assemblée, qu'elle soit conservatrice ou socialiste, ne comptera plus dans son sein que des médiocrités. Pas une intelligence ne dépassera l'autre, et ce sera la réalisation la plus étrange de ce symbole trompeur que la République a inscrit sur nos monuments : l'Egalité !
Source : Gallica

Ch. Berthé Organisation du suffrage universel… (1850)

Certes, notre mode d'élection est ce qu'il y a de plus défectueux au monde, de plus contraire à la liberté et au but même pour lequel l'élection est instituée.
10 Le suffrage universel, comme il s'exerce, c'est le mensonge universel. La liberté du suffrage a toujours été le droit de choisir son candidat, et l'électeur ne choisit pas. Il ne vote pas pour nommer un représentant de son choix, mais pour exclure le candidat de ses adversaires. Sa liberté se résume au droit de jeter, dans l'urne, un petit bulletin imprimé qu'il n'a pas même besoin de lire, dès qu'il sait de quelle source il émane.
Source : Gallica

Ch. Berthé Organisation du suffrage universel… (1850)

L'intérêt général du commerce n'est pas toujours l'intérêt du commerçant; l'intérêt de l'armée, celui du soldat.
On ne peut craindre non plus qu'il y ait d'antagonisme possible entre ces intérêts généraux. Ils sont trop distincts et en même temps trop solidaires les uns des autres. Ils se meuvent ensemble, non pour se combattre, mais pour concourir au but commun, la grandeur du pays!
Source : Gallica

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