Résumé

A. Lemachois L'Élection en France... [Signé…

Mieux que cela : il faut que son intelligence politique soit assez grande pour apprécier la valeur des arguments qu'il lit ou qu'il écoute, le but véritable des sophismes qu'on lui conte, la fausseté absurde des faits qu'on peut lui donner comme preuves à l'appui.
Sans doute, il est de l'intérêt de certains partis, qui vivent de l'exploitation des ignorants, d'affirmer que tout citoyen est apte à décider des affaires publiques, que le premier venu peut choisir sûrement entre deux, entre dix candidats, peut dire quel sera le bon député, l'homme éclairé, l'homme utile.
Source : Gallica

A. Lemachois L'Élection en France... [Signé…

D'une part, un gouvernement a beau faire, si la nation est libérale, et s'il ne l'est pas, il sera vaincu. Il sera vaincu, malgré tous les engins les plus savamment accumulés. Et d'un autre côté, quand le libéralisme est manifestement le plus fort, quand il a évidemment raison, il peut se passer de batailles, de barricades et de sang versé. Il vaincra. Il vaincra, alors même que la loi électorale ne mettrait pas, comme en 1848, dix millions de votants sous les armes.
Source : Gallica

A. Lemachois L'Élection en France... [Signé…

Vous vous informez avec grand soin de ce que sait ou peut faire le casseur de pierres, le gardeur de moutons, le balayeur que vous voulez employer. De l'électeur on n'exige rien, rien absolument — que son vote.
Et pourtant vous ne pouvez pas songer à enlever ce droit de vote à un seul de ces dix millions de citoyens. Vous ne pouvez pas protéger un seul de ces dix millions d'individus contre l'intolérance et la persécution du pouvoir ou des partis.
Il faut donc recourir à une modification dans l'application de leur droit.
Source : Gallica

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