Résumé

A Hillon Concours ouvert par la ligue du parti national… (1888)

Ce qu'il faut chercher dans les programmes, c'est quelle est la volonté du suffrage universel et de la nation. La nation, les électeurs veulent être débarrassés de tous les obstacles qui s'opposent à l'exercice plein, entier et complet de la souveraineté nationale, ils veulent l'application absolue, directe, complète des volontés du suffrage universel.
Sous le régime du suffrage universel, le véritable souverain c'est la nation. Le véritable appel au peuple se fait par les élections, où le peuple choisit des mandataires qui ne peuvent pas outre passer le mandat reçu.
Source : Gallica

A Hillon Concours ouvert par la ligue du parti national… (1888)

La démocratie, telle qu'on la conçoit et qu'on la pratique aujourd'hui, c'est le gouvernement de tout le peuple par une simple majorité du peuple exclusivement représentée. Dans le premier sens, le mot démocratie est synonyme d'égalité pour tous les citoyens ; dans le second sens, il signifie un gouvernement de privilège en faveur de la majorité numérique, qui, par le fait, est seule à posséder une voix dans l'état. C'est la conséquence inévitable de la manière dont on recueille aujourd'hui les votes, à la complète exclusion des minorités.
Source : Gallica

A Hillon Concours ouvert par la ligue du parti national… (1888)

Les électeurs n'ont pas seulement qualité pour dire quel est le but vers lequel ils tendent, ils ont qualité aussi pour dire, d'une façon générale, par quels moyens ils entendent que ce but soit atteint. Cette théorie a pour base l'esprit du suffrage universel.
Il est vrai de dire que la règlementation et la sincérité du suffrage universel se résument en une seule question, car de la bonne réglementation du suffrage universel découle tout naturellement la sincérité du vote. Cette question est d'une importance majeure et touche intimement à la vie même de la nation.
Source : Gallica

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