Étienne-Romain de Sèze

Élements biographiques

Étienne-Romain de Sèze Du Serment politique et de la souveraineté en France… (1834)

C'est comme prince du sang royal qu'il reparaît dans sa patrie. Comme Bourbon, il reprend les titres dont les lois rendues au nom de la souveraineté du peuple l'avaient dépouillé ; comme Bourbon, il reprend l'apanage que ces lois lui avaient ravi; comme Bourbon, le roi s'empresse de l'honorer d'une dignité militaire créée jadis pour son père (1) , et qu'il ne doit qu'à son nom. Supérieur à tous les Français par son élévation politique, il n'exerce aucun droit politique que de l'exprès consentement du roi, chef de la Maison de Bourbon.
Source : Gallica

Étienne-Romain de Sèze Du Serment politique et de la souveraineté en France… (1834)

La fidélité à la nation ne représentait qu'un état passif. L'obligation devait être active. Pour donner au serment un but auquel l'engagement pût se prendre, on groupa près de la souveraineté nationale deux abstractions, la loi, qui pouvait n'être pas encore, et le roi, qui certes n'était plus, et on dressa la formule. Si l'on aspirait à la fonction la plus élevée, ou qu'on recherchât les premiers honneurs du premier droit de la cité, on jurait d'être fidèle à la nation, à la loi et au roi.
Source : Gallica

Étienne-Romain de Sèze Du Serment politique et de la souveraineté en France… (1834)

Avec la faculté de transporter les richesses, on dirait que le commerçant les possède toutes. Un mot d'un commerçant passe les mers, et trouve des sommes immenses sur tout le globe. Les rois n'ont pas plus de pouvoir. Mais qu'un accident survienne, qu'un vaisseau périsse, qu'on retire un crédit, et cette force si extraordinaire, cette espèce de souveraineté a disparu. Toujours occupé de calculs qui ne concernent que sa solvabilité personnelle, et contraint à ramener tout à son avantage propre, le commerçant ne peut se distraire du soin de ses opérations sans risque.
Source : Gallica

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