Jules de Polignac

Élements biographiques

Jules de Polignac,  Études historiques, politiques et morales sur l'état de la société européenne… (1845)

“ Arrêtons-nous un instant; jetons un coup d'oeil rapide sur le triste spectacle qui se présente à nos regards. D'un côté, une monarchie, naguère puissante et respectée, tombée sous les coups de la révolte; de l'autre, une nation, jadis renommée par la douceur de son caractère autant que par l'élégance et la politesse de ses moeurs, précipitée tout-à-coup dans le délire du crime, n'ayant dans le coeur que le désir du meurtre, à la bouche que des paroles de blasphème et portant au front le signe des réprouvés : d'où vient le changement subit qui s'est opéré en elle? ”
Source : Gallica

Jules de Polignac,  Réponse à mes adversaires pour servir de suite au 1er volume de l'ouvrage intitulé… (1845)

“ Certes, ces paroles ne sauraient être suspectes aux défenseurs du principe dont il est ici question, et elles sont tellement palpitantes de vérité, que le principe de la souveraineté du peuple a forcément dégénéré, comme je viens de le dire, en une misérable combinaison oligarchique; il y a oligarchie dans l'élection, oligarchie dans les pouvoirs législatifs, oligarchie dans la puissance gouvernementale; c'est à dire qu'il y a partout mensonge au principe que l'on prétend établir, et c'est ainsi qu'on abuse de la crédulité du peuple, tout en invoquant son nom! ”
Source : Gallica

Jules de Polignac,  Études historiques, politiques et morales sur l'état de la société européenne… (1845)

“ Un décret abolit la royauté, et créa à sa place le fantôme d'une république une et indivisible qui prit pour devise : liberté, égalité ou la mort. L'oeuvre philosophique du siècle était enfin accomplie : plus de religion, plus de monarchie! tel avait été le cri de guerre des sectateurs de l'incrédulité; ils devaient être satisfaits. Leur triomphe avait éclaté dans la plus belle portion de l'Europe ; ils y avaient renversé et l'autel et le trône; tout était consommé; l'intelligence de l'homme s'était divinisée. Le peuple, en qualité de souverain, régnait désormais en maître ”
Source : Gallica

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