Résumé

Jules de Polignac Réponse à mes adversaires pour servir de suite au 1er volume de l'ouvrage intitulé… (1845)

Confiante dans les utopies présentées habilement par quelques sophistes ambitieux, la France, depuis un demi-siècle, a follement prodigué son énergie, non à amender ce qui existait, mais à tout niveler, tout détruire chez elle. Aussi la société qu'elle renfermait dans son sein s'est-elle promplement désorganisée, et l'on peut dire que cette société, guidée par d'imprudens et hardis novateurs, a insensiblement quitté le rang et la position qu'elle occupait anciennement, comme nation pour prendre le rang et la dénomination de peuple.
Source : Gallica

Jules de Polignac Réponse à mes adversaires pour servir de suite au 1er volume de l'ouvrage intitulé… (1845)

Les chartes ne reposent que sur des fictions, car elles sont l'ouvrage de croyances ardentes, exaltées, qui portent en elles ce cachet d'erreur et d'instabilité qui est propre au sentiment d'excitation qui les a produites : aussi les chartes n'apparaissent-elles qu'aux momens des grands désordres politiques ; aussi se méprennent-elles sur les véritables intérêts de la société ; car, sous leur empire, l'opinion publique seule se fait entendre, le sentiment public se tait et reste ignoré : or, ces deux organes de la société ne sont point une et même chose.
Source : Gallica

Jules de Polignac Réponse à mes adversaires pour servir de suite au 1er volume de l'ouvrage intitulé… (1845)

Le sentiment public exprime un fait social et visible, tel que le bien-être ou le malaise, l'abondance ou la détresse, la crainte ou la confiance. Il indique, sans bruit de paroles, sans mouvemens convulsifs, mais d'une manière vraie et certaine, l'état réel de la santé morale et matérielle de la société ; il met de côté les hommes et ne s'occupe que d'intérêts ; il ne révèle de souffrance que lorsqu'il en peut démontrer la cause et le remède.
Source : Gallica

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