Résumé

Paul Scudo Les Partis politiques en province (1838)

Pour réussir, il fallait au philosophe une plus grande connaissance du monde, et à la société une moralité plus élevée. Cette double nature, ce lien conciliateur, c'est l'artiste. L'artiste assiste aux débats de l'esprit humain, il reçoit des mains de la philosophie les doctrines qu'elle a créées, et il les réalise. L'artiste est un être double, moitié homme et moitié ange, dont les pieds touchent a la terre et la tête aux cieux.
Il suit donc de là, que l'art n'est qu'une traduction, une interprétation de l'idée. L'art ne crée point l'idée, il la reçoit de son siècle
Source : Gallica

Paul Scudo Les Partis politiques en province (1838)

Ce n'est qu'après des siècles d'une expérience bien douloureuse, que l'humanité comprit enfin qu'on pouvait avoir l'ordre sans l'esclavage, et que le repos de la société n'exigeait pas le sacrifice absolu de l'indépendance des citoyens. Mais si l'unité est l'élément fondamental des sociétés humaines , la liberté est une flamme que Dieu alluma dans notre coeur, comme sur un autel sacré. La combinaison de ces deux éléments forme le grand art du législateur. Quand l'unité se transforme en despotisme, la liberté s'échappe par les fissures du corps politique , et en dévore les fondements.
Source : Gallica

Paul Scudo Les Partis politiques en province (1838)

C'est par les souvenirs que vivent les peuples, et qu'ils nourrissent l'amour de leur indépendance. C'est contre les souvenirs que se brisent les conquérants et les despotes; c'est à rompre cette chaîne de la pensée nationale que tendent leurs efforts, et c'est à sa résistance que nous devons la gloire de l'humanité. On n'emporte pas la patrie sous la semelle de ses souliers, a dit Danton : ce mot est admirable de vérité. Non, on n'emporte pas la patrie ! La patrie n'est ni dans la richesse, ni dans la puissance, ni dans les abstractions des philosophes.
Source : Gallica

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