Résumé

Note sur des questions à l'ordre du jour

VI. Il ne s'agit donc jamais, politiquement parlant de considérer l'homme comme un être isolé, mais comme un être social; et par suite il est absurde de s'occuper de la souveraineté de la multitude, puisque cette multitude passe à l'état sociale d'après la propriété de la nature humaine, sans le consentement des individus. « L'ordre moral est l'ouvrage de Dieu ; en vain l'homme cherche à s'y soustraire : il est libre de le perdre, mais il ne s'en affranchit jamais. »
VII. L'individu n'a aucun droit sur son semblable, et ne peut par conséquent déléguer de droit à d'autres.
Source : Gallica

Note sur des questions à l'ordre du jour (1832)

J'ai cherché à établir : 1° Que les sociétés qui forment les nations sont de droit divin immédiatement, par une propriété de l'intelligence humaine, que féconde l'intervention divine ; ce qui exclut le système de la souveraineté du peuple et du suffrage universel, puisque l'homme ne peut pas plus résister à la tendance sociale que la pierre aux lois de la gravitation ; qu'ainsi la société se forme indépendamment de la volonté individuelle par des circonstances fortuites qui permettent aux lois de la gravitation sociale de s'exercer.
Source : Gallica

Note sur des questions à l'ordre du jour

D'où il résulte que la société se formant sous l'influence de Dieu par des circonstances fortuites, par l'intervention des hommes qui dominent la multitude en vertu de l'ascendant d'une force physique ou morale, jamais le peuple n'est appelé à s'exprimer individuellement; jamais les sociétés ne se forment et ne peuvent se former par l'universalité des suffrages, mais
seulement par une autorité supérieure à l'homme, une autorité qui peut le récompenser et le punir en vertu de son souverain empire sur la partie supérieure de l'être humain.
Source : Gallica

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