Résumé

Le droit divin (1871)

“ Il faut laisser à Dieu le soin, si ce soin plaît à Dieu, de donner à ce pouvoir illégitime à son origine la consécration du temps et la légitimité de la prescription. En attendant l'homme d'honneur garde dans son coeur, du moins, le culte de la fidélité.
Aujourd'hui que nous sommes débarrassés de ces pouvoirs élevés par la fraude et la violence, et que la France ne s'est point encore rendue à son seul pouvoir légitime, oh! mettons ce provisoire à profit pour voir dans la vérité et la justice, où est le droit, où est le devoir, où est le salut, où est l'avenir de la patrie.
”
Source : Gallica

Le droit divin (1871)

“ Le pouvoir est l'àme de la société, il en appelle de loin tous les éléments, les fait graviter autour de lui, les pénètre de son esprit et par eux constitue la société à son image.
Ils étaient aussi inintelligents en métaphysique, qu'ignorants en histoire, ceux qui ont fait sortir le pouvoir de l'intérêt bien entendu et la société d'un pacte.
Le pouvoir est cause, donc il vient de la Toute-puissance ; il est ordre, donc il vient de la Toute-sagesse ; il vient aussi de la Toute-bonté, car il est amour, amour qui conserve et éduque les hommes qu'il a produits et ordonnés.
”
Source : Gallica

Le droit divin (1871)

“ Non certes! car au-dessus de la légitimité du pouvoir, il y a la loi du pouvoir lui-même, loi fondamentale et première de toute société, loi sans laquelle aucune société ne peut vivre même un seul jour, loi qui veut que l'on obéisse au pouvoir établi, quel qu'il soit, en tout ce qui n'est point évidemment contraire au bien public, et en ce qui est contraire qu'on lui résiste mais passivement.
La France le sait bien, elle, qui en ces jours d'effroyable crise que nous venons de traverser, a obéi à un Gambetta jusqu'à lui donner, sans compter, ses trésors et son sang.
”
Source : Gallica

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