Résumé

Charles Delalot De la Constitution et des lois fondamentales de la monarchie française… (1814)

C'est une loi fondamentale de la monarchie , que le pouvoir est un et indivisible : les fonctions seules sont distinctes et séparées. Les personnes ou les corps qui les exercent, n'ont qu'une autorité empruntée qui dérive du pouvoir suprême, comme de sa source. Cette élévation et cette majesté du pouvoir ne le rendent ni absolu, ni indépendant des lois ; car c'est une autre maxime, aussi ancienne et aussi sacrée dans la monarchie , que le pouvoir n'agit que par des lois établies et selon des formes déterminées. Tel est l'objet de la constitution. Elle ne confère pas le pouvoir
Source : Gallica

Charles Delalot De la Constitution et des lois fondamentales de la monarchie française… (1814)

L'antiquité n'a rien connu de semblable.
Le monde chrétien sait, depuis deux mille ans, que tout pouvoir vient de Dieu : Omnis potestas à Deo. C'est un axiome de droit divin, et l'un des fondemens de la raison humaine. « Dieu , dit Leibnitz, est le Dieu de l'ordre, et c'est une nécessité que celui qui a institué l'ordre social ait aussi créé le moyen de le soutenir. Or, ce moyen est le pouvoir public ; car toute société sans pouvoir est une société sans ordre ; vérité historique , vérité générale et sans exception. »
Source : Gallica

Charles Delalot De la Constitution et des lois fondamentales de la monarchie française… (1814)

Ou plutôt n'est-ce pas ici un autre secret de cette jalousie du pour voir , de cet orgueil philosophique, le plus profond et le plus ambitieux de tous, que le rêve d'une souveraineté commune flatte et irrite à la fois ? C'est à travers cet orgueil que tant de philosophes ont vu l'ordre social. Hommes condamnés à une éternelle enfance, et qui, n'étant que passion, ne sont que servitude. Ils haïssent le pouvoir, comme les sauvages haïssent la société.
Source : Gallica

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