Résumé

Charles-Claude Montigny Supplément de M. Montigny,... à M. Bergasse… (1814)

Ce serait une erreur de croire que le Parlement fut le même que les Assemblées qui se tenaient tous les ans, sous la première race, au mois de mars ; et sous la seconde race, au mois de mai. Ces assemblées ne se tenaient jamais sans le Roi. Elles sont devenues plus rares de siècle en siècle, et à mesure que la distinction du peuple conquérant et de la nation conquise s'est effacée. Mais elles se sont perpétuées jusqu'à nos jours, et on les reconnaît dans les lits de justice, où le Monarque paraissait dans tout l'éclat de la Majesté et accompagné de toute sa puissance.
Source : Gallica

Charles-Claude Montigny Supplément de M. Montigny,... à M. Bergasse… (1814)

La victime, au contraire, se produit au grand jour,et toujours avec un nouvel intérêt. Ses cris se perpétuent de siècle en siècle, et les sectes s'en autorisent pour troubler l'état. Ces cris assiègent le Monarque sur son trône , et sur le chevet où sa tête repose. L'histoire, arbitre de la gloire des Rois, s'afflige des taches qu'elle apperçoit dans leur vie, et remplit péniblement son devoir. Elle a marqué la distance entre les grands princes et les princes pervers. Les tyrans commandent à la terreur par la terreur et les Rois régnent par la justice, sur des hommes justes.
Source : Gallica

Charles-Claude Montigny Supplément de M. Montigny,... à M. Bergasse… (1814)

Un corps peut être égaré par de grands exemples, par d'illustres souvenirs ; et dès-lors on ne peut trop craindre le danger des comparaisons. Il n'a point existé de puissance sous le nom de parlement. Ce nom signale une grande autorité, mais toujours une autorité dépendante. Le nom de Sénat, au contraire, signale non pas seulement une autorité, mais-bien une grande puissance ; et même une puissance supérieure à celle des Rois. Car plus d'une fois le sceptre des Rois s'abaissa devant le Sénat de Rome
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature