La Cour des aides, en France sous l'Ancien Régime, désignait des tribunaux souverains spécialisés dans le contentieux fiscal, créés au XIVe siècle et dissous en 1791. Ces cours, présentes à Paris et en province, statuaient en appel sur les litiges liés aux impôts tels que la gabelle, la taille et les aides, tout en contrôlant la validité des privilèges fiscaux.
Selon l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, elles constituaient une juridiction souveraine chargée de rendre verdict sur les affaires civiles et criminelles touchant les recettes royales. Louis Grégoire souligne leur rôle dans la répartition des impôts, tandis que les Jésuites de Trévoux insistent sur leur fonction de tribunal dernier recours pour les disputes fiscales. Leur suppression en 1791 marque la fin d'une institution centrale dans la gouvernance financière du royaume.