Juridiction royale

Définition et enjeux

Joseph Tissot Le droit pénal étudié dans ses principes… (1860)

Depuis le XIIIe siècle, la juridiction royale s'étend et se fortifie : les bailliages et les sénéchaussées (1) deviennent le principe des tribunaux ordinaires; la justice y est rendue au nom du roi, les audiences sont publiques; les hommes du ressort composent le tribunal, et sont présidés par les lieutenants du pouvoir royal. S'il y avait appel de leur jugement, il était porté devant le Parlement, et les baillis, les sénéchaux étaient obligés de s'y présenter pour exposer et soutenir les motifs de leurs décisions.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Laferrière Édouard Laferrière Traité de la juridiction administrative et des recours contentieux… (1887-1888)

Or, comme l'autorité royale n'est jamais si bien affermie que lorsque tous les ordres d'un État sont réglés dans les fonctions qui leur sont prescrites par le prince, nous nous sommes résolus d'y apporter un règlement général, afin qu'une chose qui est établie pour le bien du peuple ne produise des effets contraires, comme il arriverait si les officiers, au lieu de se contenter de cette puissance qui les rend juges de la vie de l'homme et des fortunes de nos sujets, voulaient entreprendre sur le gouvernement qui n'appartient qu'au prince.
Source : Gallica

Fernand Marin Cours résumé d'histoire du droit… (1883)

Nous étudierons le rôle politique du Parlement clans la section suivante consacrée au pouvoir législatif.
Moyens employés par la royauté pour restreindre la compétence, et supprimer l'indépendance des juridictions seigneuriales. — A. Nous avons déjà dit comment l'appel pour défaute de droit servit aux baillis à enlever aux seigneurs justiciers une grande partie de leurs justiciables (2) . La théorie des cas royaux et de la prévention leur permit de donner à la juridiction royale une nouvelle extension.
Source : Gallica

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