“ Au moment où vont s'agiter les plus graves questions de notre droit public, j'aurais voulu (si mes forces me l'avaient permis) donner à Votre Majesté une nouvelle preuve de mon profond dévouement à sa personne et à sa dynastie, en défendant avec vigueur et précision ces grandes maximes de gouvernement qui servent de fondement à l'indépendance laïque de la France, et de rempart à ce pouvoir civil confié à votre garde, et dont, sous votre règne, il doit être plus vrai que jamais de dire que l'Empereur des Français ne relève que de Dieu (et non du prêtre) et de son épée, l'épée de Napoléon !... ”
Résumé
Papiers secrets et correspondance du Second Empire est une réimpression complète, annotée et enrichie, des documents officiels et privés du Second Empire, recueillis par A. Poulet-Malassis. Ce recueil, axé sur les relations entre l’Empereur, le gouvernement et les institutions, explore les enjeux politiques, administratifs et médiatiques de l’époque.
À travers des lettres, des discours et des correspondances, il met en évidence les tensions entre autorité impériale et forces opposées, ainsi que le rôle de la presse dans la mise en place du pouvoir. Les textes, marqués par un dévouement constant envers l’Empereur, reflètent les questions de légitimité, d’unité nationale et de stabilité politique.
Citations de Papiers secrets et correspondance du second empire Réimpression complète de l'édition de l'Imprimerie nationale… ()
“ Quel est le vrai représentant du peuple? C'est celui qui résume dans sa personne les votes de huit millions de Français. C'est celui qui assure l'ordre, la prospérité, le progrès ; qui maintient notre ascendant devant l'étranger, et qui, tenant d'une main ferme le gouvernail, empêche le vaisseau de l'État d'échouer dans l'anarchie ou la réaction. Et ce qui prouve combien l'Empereur est le véritable représentant de la France, c'est que tous les autres personnages qui sont en évidence ne représentent que des coteries opposées les unes aux autres. ”
“ La marche de la justice l'intéresse-t-elle moins que la marche de l'administration ? Le maintien de l'unité de législation, ce grand bienfait de l'Empereur Napoléon, et de l'uniformité de jurisprudence, importeraient-ils moins à l'ordre public et au bon gouvernement de l'État que l'équilibre et la balance des intérêts matériels de la société? La faveur dont je réclame le maintien pour la Cour de cassation ne tire pas d'ailleurs à conséquence ; aucune autre Compagnie ni aucun autre ordre de fonctionnaires ne peut lui être assimilé ; elle est unique dans l'organisation de l'État. ”
