Juge d'assises

Définition et enjeux

Eugène Sicé Dictionnaire d'assises : arrêts de la Cour… (1938)

Dans l'intervalle de temps qui s'écoule entre le moment où la Chambre des Mises en Accusation a rendu son arrêt de renvoi et celui où doivent s'ouvrir les débats devant la Cour d'Assises, le juge d'instruction et la Chambre des Mises se trouvent dessaisis de l'affaire, tandis que la Cour d'Assises, de son côté, non régulièrement constituée, n'en est pas encore saisie, en fait.
Source : Gallica

René Garraud Précis de droit criminel... (1881)

B. En cour d'assises, le procès peut aboutir à une condamnation, une absolution ou un acquittement. Il est certain que l'autorité des arrêts de condamnation ou d'absolution rendus par la cour d'assises est absolue, et que l'accusé, condamné ou absous, ne peut plus être poursuivi ni jugé à raison du même fait qualifié autrement. Lorsque le jury a déclaré l'accusé coupable, il est, en effet, du devoir de la cour d'assises, qui statue sur l'application de la peine, d'examiner si le fait est prévu par une loi et par quelle loi.
Source : Gallica

Aimé Rodière Éléments de procédure criminelle… (1844)

Les magistrats qui composent la cour d'assises doivent être libres de toute prévention. L'art. 257 du Code dispose donc : « Les membres de la cour royale qui auront voté sur la mise en accusation ne pourront, dans la même affaire, ni présider les assises, ni assister le président, à peine de nullité.-Il en sera de même à l'égard du juge d'instruction. » Ce texte pourtant ne fait pas obstacle à ce que les magistrats qu'il désigne, concourent à la confection de la liste des jurés pour le service de la session.
Source : Gallica

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