Résumé

France. Cour d'assises Procès des dix-neuf citoyens accusés de complot tendant à remplacer le gouvernement royal par la République… (1831)

Voilà, Messieurs, pourquoi, pleins de confiance dans l'avenir et la force de notre patrie, nous ne nous inquiétons même pas de l'orage qu'on laisse s'accumuler autour de nous; et, j'ose le dire, si l'inertie du gouvernement ne compromettait que la France, nous n'en serions pas émus, car la nation suffit, et nous pensons que plus la guerre sera terrible , plus la nation s'y portera terrible elle-même, invincible, telle que le monde l'a vue, lorsqu'elle courut au-devant de l'Europe armée et qu'elle vainquit, surtout parce qu'il fallait vaincre ou périr.
Source : Gallica

France. Cour d'assises Procès des dix-neuf citoyens accusés de complot tendant à remplacer le gouvernement royal par la République… (1831)

Les accusés vont être libres, ils n'auraient dû jamais cesser de l'être. Le parti qui les poursuit de sa haine trouvera toujours en eux les mêmes conspirateurs.
Oui, Sambuc, avec son désir énergique de rapprocher les âges, de lier le riche au pauvre, donnera au peuple ces leçons de vertu, de patience, de travail dont sa plume est féconde. Il conspirera l'instruction et l'amélioration de tous.
Oui, Guinard et Cavaignac, si l'on attente à la liberté du citoyen, si l'on oublie la sainteté des promesses, avertiront le pouvoir qu'il est sur le premier degré du parjure.
Source : Gallica

France. Cour d'assises Procès des dix-neuf citoyens accusés de complot tendant à remplacer le gouvernement royal par la République… (1831)

Celui qui vous parle, Messieurs, a toujours été un homme purement judiciaire , un magistrat et rien qu'un magistrat ; il n'est donc point ni directement ni indirectement initié à la politique du gouvernement ; mais il la juge comme vous pouvez la juger, c'est-à-dire par les faits eux-mêmes. Qui peut méconnaître le désir, le besoin même qu'il aura toujours de ne pas renier son origine, de ne pas répudier ceux (en se tournant vers les accusés) qui ont fondé le trône national sous l'égide de la Charte de 1830 ! S'est-il jamais, par une agression quelconque, mis en hostilité contre les citoyens ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature