Marie d’Agoult,
Histoire de la Révolution de 1848
“ Allant plus loin encore, il s’engagea dans le conseil des ministres à ne pas faire exécuter le décret dans toute sa rigueur et à ne s’en servir que pour éloigner de Paris les prisonniers, dans un moment où il était dangereux pour eux-mêmes de les y garder. Il promit enfin de donner l’amnistie aussitôt que les terreurs de la bourgeoisie paraîtraient calmées. En parlant et en agissant ainsi, le général Cavaignac était d’une sincérité parfaite. Étranger à la peur qu’avaient inspirée les combattants, il l’était également au ressentiment contre les vaincus. ”
