Marie-Julie Cavaignac, Les mémoires d'une inconnue (Mme Cavaignac… (1894)
“ Ces années où, sortant de l'enfance, elle arrive à la jeunesse, sont sûrement les plus doucement joyeuses de la vie d'une femme. Sans aucun souci du présent ni de l'avenir, sans regrets du passé, n'ayant besoin de réfléchir ni de prévoir, ne connaissant de la vie que ce qu'elle offre de meilleur (une tendresse protectrice sur laquelle elle s'appuie, elle se repose sans le savoir) , pleine encore d'illusions, de ces belles illusions du cœur qui rendent si heureux et si bon, elle a toute la sécurité de l'enfant et de plus le bonheur d'en jouir. ”
