François-Marie-Anatole de Rovérié de Cabrières

François-Marie-Anatole de Rovérié de Cabrières

Résumé

Portrait de François-Marie-Anatole de Rovérié de Cabrières François-Marie-Anatole de Rovérié de Cabrières Cabrières et Veaune, livre de famille (1917)

Je sais ce que c'est, en général, que le bonheur en ménage : une indulgence réciproque, des égards, de la douceur, le respect des bienséances, et puis, surtout pour le mari, une entière liberté. J'aurais peut-être pu vivre, dans une union semblable, mais il fallait à mon coeur quelque chose de plus. Tu es, grâce à Dieu, devenue ma compagne dans toute l'étendue du mot, c'est-à-dire que tu es la moitié de ma vie, celle qui comble tous les désirs d'une âme avide, et qui a besoin d'aimer à la mesure de ses aspirations.
Source : Gallica

Portrait de François-Marie-Anatole de Rovérié de Cabrières François-Marie-Anatole de Rovérié de Cabrières Cabrières et Veaune, livre de famille (1917)

« J'ai reçu ici, écrivait-il à son frère, la lettre de la fin de novembre, dans laquelle mon oncle me donne des nouvelles de la famille. Toute en santé, toute réunie, elle goûte la douceur de vivre rassemblée. Moi seul, malheureux exilé, je ne puis me joindre à elle. Cependant, mon ami, mon coeur était avec vous. Comment pourrais-je me séparer de ceux qui m'intéressent si véritablement ! Je ne suis qu'à moitié où je suis ! Je vis plus avec ceux que j'aime, quoiqu'ils soient éloignés, qu'avec ceux qui m'entourent... »
» Par la pensée, j'habite Veaune avec toi, mon frère.
Source : Gallica

Portrait de François-Marie-Anatole de Rovérié de Cabrières François-Marie-Anatole de Rovérié de Cabrières Cabrières et Veaune, livre de famille (1917)

Cependant ce sont là des gens sans fortune, très ordinaires pour l'esprit, ils n'ont qu'un bon coeur, et cela suffit pour s'aimer toute une vie! Je suis sorti de là, l'âme remplie de pensées douces. L'image d'un bonheur, analogue à celui que je souhaite, m'a fait du bien. Que nous manque-t-il pour être heureux, nous aussi ? De ne point abuser des avantages, que nous avons au-dessus d'eux, et de nous bien persuader qu'avec de l'âme, de la douceur, et une estime mutuelle, on est sûr d'être heureux, et de l'être toujours.
Source : Gallica

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