Augustin Devoille

Résumé

Augustin Devoille Mémoires d'une mère de famille… (1865)

Et aujourd'hui, après une longue carrière qui ne fut certes pas sans épreuves, je dois dire que cette affection pour l'agriculture n'a point diminué. En sorte que, si Dieu, me replaçant à l'entrée de la vie, me laissait le choix d'une carrière, je lui dirais sans hésiter : Seigneur, faites-moi fille, femme et mère de laboureurs.
Je sais ce que l'on peut m'objecter, et j'entends d'ici plus d'une voix de la campagne réclamer contre mon opinion. — Aucune carrière, me dit-on, n'est plus ingrate et plus pénible que celle-là. La femme du laboureur est une vraie martyre sur la terre.
Source : Gallica

Augustin Devoille Mémoires d'une mère de famille… (1865)

Si la tendresse du coeur ne nous manque jamais, l'énergie de la volonté nous fait souvent défaut. Nous avons abondamment de quoi nous faire aimer ; nous avons fort peu de quoi nous faire craindre. La force que Dieu a donnée à l'homme, il ne l'a pas au même degré départie à la femme ; et en cela sa Providence agissait sagement, puisque l'union de l'homme et de la femme étant le fondement de la famille, il arrive que la combinaison de la force et de la douceur, de la crainte et de l'amour devient ciment de la vie domestique, et le solide élément de l'ordre intérieur.
Source : Gallica

Augustin Devoille Mémoires d'une mère de famille… (1865)

Parents dénaturés ou indolents, ils ne s'efforcent pas de diriger l'inexpérience, de modérer la passion, de faire entendre la voix de la raison, de la bienséance ou de l'honneur. Ils ne savent pas, ou feignent d'ignorer, que cette affection d'un jeune homme, d'une jeune fille, qui va prendre les proportions d'une tempête violente, n'était tout à l'heure qu'un simple caprice, qu'un penchant facile à détourner, qu'un faible commencement d'incendie, que la moindre goutte d'eau suffisait à éteindre. Mais, par leur incurie, l'étincelle devient un embrasement.
Source : Gallica

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