Augustin Devoille

Élements biographiques

Augustin Devoille Un intérieur, ou Influence de la vertu au sein de la famille… (1846)

Il en était souvent ainsi de Rose Ballet. Nature délicate, esprit fin, coeur exquis, cette douce enfant sous les apparences de la vie commune cachait une âme privilégiée, et épuisait une existence obscure aux yeux des hommes, mais riche et précieuse devant Dieu. Rien n'est grand comme la piété humble et cachée ; c'est la violette exhalant en secret son parfum. Quand la vertu est placée sur un certain théâtre, il semble toujours qu'elle reçoive un peu sa récompense, et qu'elle se décolore au souffle de la louange humaine, qui flétrit tout ce qu'elle touche.
Source : Gallica

Augustin Devoille Le Tour de France, par A. Devoille (1861)

Non, non, bon père, répondit Pernot, en serrant cette main desséchée, et en se jetant à terre, pour baiser le front qu'il venait de reconnaître.
Mais son coeur serré ne lui permettait pas d'en dire plus. La chaleur de son étreinte acheva d'exprimer, la force de ses sentiments. C'était l'ami de son enfance, son cher précepteur, son second père, le bon moine de l'abbaye, qu'il démêlait, enfin, sous ces traits amaigris par la pauvreté, l'âge et la maladie. Quelle surprise ! Quelle douloureuse émotion !
Source : Gallica

Augustin Devoille Mémoires d'une mère de famille… (1865)

Je remerciai Dieu du fond de mon coeur d'avoir donné à la terre cette charité, fille du ciel, pour consoler les malheureux fils d'Adam, et réparer, autant que possible, les inégalités du sort. Et ce qui est mieux que tout cela encore, ce qui ne saurait s'exprimer et se rendre, c'est ce tact fin et délicat qui préside à tout ; c'est cet art divin de se donner, de se prodiguer, propre à ces saintes vierges; c'est cette bonté de coeur, cet affectueux dévouement qui remplace tant de choses et que rien ne remplace
Source : Gallica

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