Augustin Devoille

Résumé

Augustin Devoille,  Le terroriste (1866)

“ Au nom de Deluze, les joues de Mariette avaient pâli. La voilà en imagination à l'Hôtel-de-Ville, suivant son fiancé dans le drame qui doit s'y jouer. Elle voit la pirte forcée, l'édifice envahi, M.. Imbert arrêté, mais, auparavant, René lui faisant un rempart de son corps et tombant percé de mille coups, victime de son généreux dévouement. Elle voit cela, elle se le figure. Son sang s'échauffe dans ses veines, afflue à son cœur, et son esprit distrait ne suit plus ce que le volontaire ajoute. Mais la crainte de laisser voir son trouble lui fait dominer ce trouble même. ”
Source : Gallica

Augustin Devoille,  Le terroriste (1866)

“ Jusqu'ici je vous ai crue franche, sincère dans votre parole ; malgré moi, je suis forcé de changer d'avis. Non, Mariette, le pauvre Noël Blangy n'est plus ce qu'il était : votre ami d'enfance, votre compagnon de jeu, le premier objet de votre naïve affection. Un grand changement est survenu dans notre situation respective : la fortune vous a souri et elle me dédaigne; voilà le mot de l'énigme.
— Je proteste contre cette parole, répliqua vivement Mariette. Votre cœur dément votre bouche ; vous ne croyez point à ce que vous dites. Non, Blangy, ce n'est point là la raison de ma décision
”
Source : Gallica

Augustin Devoille,  Le terroriste (1866)

“ Pendant que la femme de chambre, presque hors d'elle-même,'tremblait comme une feuille de peuplier, serrait contre son sein l'enfant confié à sa garde, Mariette restait dans une paix profonde, ne s'attristait point, ne pleurait pas, ne sentait pas même son cœur battre plus fort qu'à l'ordinaire. Si on lui eût demandé comment elle pourrait échapper à la mort, elle aurait répondu : — Je n'en sais rien, mais Dieu le sait, et Marie aussi. C'est dans le défaut absolu de toutes ressources humaines que la Providence aime à déployer son pouvoir. ”
Source : Gallica

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