Charles-Albert Costa de Beauregard

Charles-Albert Costa de Beauregard

Résumé

Portrait de Charles-Albert Costa de Beauregard Charles-Albert Costa de Beauregard Le roman d'un royaliste sous la Révolution… (1892)

Mais, seule parmi ceux qui l'admiraient à l'hôtel de Rohan, sa femme songeait à s'en faire une inquiétude pour l'avenir.
Peut-être, en effet, s'affranchirait-il trop désormais de la tutelle de la duchesse. Mme de Virieu sentait que, de plus en plus, la soumission devenait lourde à Henry. Il est si doux de n'avoir à compter qu'avec l'éloge !
Or, pour Virieu, la popularité grandissait. Il appartenait à cette école qui pousse l'ignorance des hommes jusqu'à imaginer qu'il existe, en politique, des dévouements, des louanges, des affections désintéressées.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Albert Costa de Beauregard Charles-Albert Costa de Beauregard Le roman d'un royaliste sous la Révolution… (1892)

Mme de Virieu avait donc étendu sur son chagrin un éternel sourire, comme un vernis.
Que de femmes pourtant lui eussent envié ce chagrin en faveur des splendeurs qui l'encadraient! Mais à chacun il faut son ciel. Le paradis de l'un ne saurait être celui de l'autre. Il y a tant de bonheurs en face desquels il faut rester! Si vous y pénétrez, vous n'y trouvez plus rien.
Sous le modeste toit, au contraire, qu'était alors Pupetières, on eût rencontré un bonheur aussi vrai qu'il eût semblé peu enviable au monde brillant dont s'échappaient Henry et sa femme.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Albert Costa de Beauregard Charles-Albert Costa de Beauregard Le roman d'un royaliste sous la Révolution… (1892)

Son libéralisme avait pris la fuite, comme s'était enfuie la philanthropie de Mme la maréchale de Beauvau le jour où, discutant je ne sais quelle question humanitaire, elle voyait tout à coup les doigts noirs du philanthrope, son interlocuteur, plonger dans la boîte d'or qu'elle tenait à la main.
Entre Versailles et la rue de Varenne, c'étaient donc ces grondements qui passaient alors sur la France entière. Ils annonçaient, là comme partout, des déchirements, déchirements qui devaient être une inconsolable douleur pour la jeune femme demeurée le trait d'union entre Henry et sa mère adoptive.
Source : Gallica

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