Charles-Albert Costa de Beauregard

Élements biographiques

Portrait de Charles-Albert Costa de Beauregard Charles-Albert Costa de Beauregard Prédestinée (1896)

Il faut aimer l'Italie malgré tout, car n'est- ce pas là, mieux encore qu'en Grèce, que s'est fait le plus beau rêve de l'humanité ?
Comment, en effet, ne pas rêver le bonheur entre l'azur de l'eau et l'azur du ciel... entre les merveilles du passé et les splendeurs du présent? Non! le rêve de l'Italie, malgré ses malheurs et ses fautes, ne sera jamais de ceux qui disparaissent avec l'aube.
« Bientôt la magie des grands souvenirs allait s'ajouter, écrivait Eugénie, à l'enthousiasme qu'éveillait en moi l'admirable nature italienne. »
Source : Gallica

Portrait de Charles-Albert Costa de Beauregard Charles-Albert Costa de Beauregard Les dernières années du roi Charles-Albert… (1890)

Il y eut des heures d'agonie où le Roi ne semblait trouver que dans l'excès d'une souffrance physique un dérivatif à sa souffrance morale. Il ceignait alors la haire, il ensanglantait ses épaules. Mais plus il rudoyait ainsi son corps exténué, plus ses nerfs frémissants, plus sa tête, vide de jeûne, répercutaient les battements de sa fièvre.
« Pour faire un héros, il faut la force physique. »
Gœthe l'a dit. L'équilibre d'une âme est bien compromis, lorsque l'équilibre physique est détruit. Il l'était, il l'était absolument chez Charles-Albert, par sa vie ascétique.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Albert Costa de Beauregard Charles-Albert Costa de Beauregard Le roman d'un royaliste sous la Révolution… (1892)

Un fichu de gaze transparente est noué négligemment sur la poitrine; le tout est posé avec un abandon qui tranche sur l'afféterie du temps, et s'harmonise avec la mélancolie de ces yeux, dont le bleu profond se détache sur la pâleur du visage. La beauté de la comtesse de Virieu était une beauté recueillie, trahissant une pensée sérieuse, réfléchie, méditative. On sentait son âme armée pour ne pas fuir le tête-à-tête de la douleur. Le sourire que les lèvres entrouvertes semblent ébaucher avec effort marque que, chez la jeune femme, le sourire même jurait avec sa destinée.
Source : Gallica

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