Charles-Albert Costa de Beauregard

Charles-Albert Costa de Beauregard

Résumé

Portrait de Charles-Albert Costa de Beauregard Charles-Albert Costa de Beauregard Revue des Deux Mondes

Marie-Caroline est convaincue qu’elle sort de Blaye avec tout son prestige ; elle croit que son mariage, que ses couches ne l’ont point amoindrie ; qu’elle va pouvoir « régenter » du haut de ce piédestal que lui ont valu son courage, sa constance, voire sa prison. L’abdication de Charles X, celle du Dauphin ne lui laissent-elles pas l’exclusive direction du parti légitimiste ? A elle, à elle seule, il appartient de défendre la couronne de son fils. Il faut qu’elle aille à Prague, car la majorité de son fils est prochaine.
Charles X ne veut pas la recevoir ; qu’importe ? Il n’est plus Roi !
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La Duchesse dont l’agitation était extrême, s’écria :
— Mais, monsieur, je vous donne ma parole d’honneur que je suis mariée. L’acte de mon mariage, parfaitement en règle, existe. Il est déposé entre des mains sûres !...
— Je prie Votre Altesse de remarquer que c’est la première fois qu’elle daigne me parler ainsi. Une telle déclaration, faite avec cet accent de vérité, avant mon départ de Naples, m’eût suffi, j’ose le croire, pour remplir d’une façon entièrement satisfaisante la mission qu’il a plu à Votre Altesse de me confier. Mais, que pouvais-je opposer aux doutes du Roi ?
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La première phrase de Marie-Caroline fut un remerciement ; la seconde fut pour demander la lettre de l’Empereur, qu’elle lut et relut avec une émotion croissante.
« Cette lettre, dit-elle enfin, est dictée par le Roi. On veut me pousser à bout. On veut pouvoir dire qu’il n’y a plus de Duchesse de Berry, qu’il n’y a plus qu’une étrangère. On veut que je m’attache au pilori. On me connaît mal, si on m’en croit capable. Puisqu’on veut la guerre, je l’accepte. Je ferai tout imprimer, tout publier. Je forcerai à reconnaître mes droits, à me rendre mes enfans. »
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