Charles-Albert Costa de Beauregard

Charles-Albert Costa de Beauregard

Résumé

Portrait de Charles-Albert Costa de Beauregard Charles-Albert Costa de Beauregard La jeunesse du roi Charles-Albert… (1889)

L'engouement est une vieille maladie de Paris.
Charles-Albert, sans avoir les traits réguliers, était d'une distinction rare et d'une dignité qu'accentuaient encore son visage émacié et sa grande taille. On le savait brave à la folie; on le savait malheureux. Tout bas, on se redisait quelqu'une de ses aventures d'amour.
En fallait-il davantage pour intéresser, pour émouvoir, pour passionner?
Les plus jolies femmes, en robes Trocadéro rouges et jaunes, se pressaient sur le passage du prince, avec ce même empressement des femmes d'Angoulême qui avaient si prodigieusement étonné Sylvain.
Source : Gallica

Portrait de Charles-Albert Costa de Beauregard Charles-Albert Costa de Beauregard La jeunesse du roi Charles-Albert… (1889)

Lui seul demeurera immuable au milieu de cette renaissance. L'âge a converti en certitudes les folles espérances de sa jeunesse, comme l'hiver fait un bloc de glace avec les mille jaillissements du torrent.
A la fin de sa vie, Charles-Albert n'espérait plus, mais il croyait à sa mission, malgré les hommes, malgré les événements. Il y aurait cru malgré Dieu, si, pour lui, Dieu n'avait été un complice.
Cette foi dans la complicité de Dieu a fait toute sa force.
Roi du plus petit royaume de l'Europe, qu'eût été Charles-Albert, qu'eût-il fait sans la foi qui soulève les montagnes?
Source : Gallica

Portrait de Charles-Albert Costa de Beauregard Charles-Albert Costa de Beauregard La jeunesse du roi Charles-Albert… (1889)

L'Empereur et le proscrit étaient nés sous une même étoile, étoile dont l'apparition, parmi les buées philosophiques et révolutionnaires qui traînaient, à la fin du dernier siècle, sur l'Europe, demeure un inexplicable phénomène.
Comment et pourquoi les princes venus alors au monde portent-ils presque tous le stigmate du mysticisme le plus exalté? On dirait d'eux comme d'archaïques figures travesties en rois et en empereurs modernes. Et voilà venir après Alexandre de Russie, après Gustave IV de Suède, après Charles-Albert de Savoie, voilà venir Frédéric-Guillaume IV de Prusse.
Source : Gallica

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