Charles-Albert Ier de Belgique

Définition et enjeux

Portrait de Henri Pirenne Henri Pirenne Histoire de Belgique

En rendant le décret du 1er octobre, la Convention lançait au gouvernement de Londres le même défi que Louis XIV lui avait lancé en acceptant le testament de Charles II. Et le sort de la Belgique allait dépendre d’une lutte qui devait à la longue embraser toute l’Europe.
Mais la République ne craignait pas l’Europe. Elle avait fait la paix avec la Prusse, avec l’Espagne, avec les Provinces-Unies. Sur le continent, elle n’avait plus qu’un ennemi, l’Autriche, et elle se flattait de la mettre hors de cause. Elle n’ignorait pas que l’empereur tenait moins que jamais à la possession des Pays-Bas.
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Collectif Biographie nationale de Belgique

Le 16 juin 1517, Charles prend congé des états généraux à Gand; il leur déclare, par l’organe de son chancelier, que son cœur demeurera avec eux; qu’entre tous ses sujets, les Belges lui seront toujours les plus chers; il ajoute, de sa bouche, que si les états lui conservent l’affection dont ils ont donné des marques jusque-là, il leur sera bon prince.
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Collectif Biographie nationale de Belgique

Suivant l’engagement qu’il en avait pris, Charles avait convoqué les états de l’Empire à Worms. La goutte l’ayant retenu à Gand d’abord et ensuite à Bruxelles, il avait envoye à la diète, en qualité de ses commissaires, le seigneur de Granvelle, l’évêque d’Arras son fils et le vice-chancelier de Naves. Le 30 avril, s’étant séparé, à Lierre, de la reine Marie et du duc d’Orléans, il prit le chemin de l’Allemagne. Il fit son entrée à Worms le 16 mai, escorté de six cents chevaux des bandes d’ordonnance des Pays-Bas.
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