Marc Monnier,
La Littérature et la Politique de Naples de 1830 à 1865
“ Comment se fit-il donc que Ferdinand II, homme d’esprit et de précaution, toléra chez lui de pareilles assemblées révolutionnaires ? C’est l’audace heureuse du prince de Canino qui enleva d’assaut le consentement royal. On trouvait ce naturaliste révolutionnaire et conspirateur toujours sur pied, toujours en marche, errant d’un bout de l’Italie à l’autre. Il voyait les plus petits et les plus grands, déjeunait chez les rois, soupait chez les patriotes, entrait à la cour et dans les sociétés secrètes ; il avait la foi, l’insouciance, la passion des aventures ; il était prince, il osait tout. ”
