Adam Vulliet

Résumé

Adam Vulliet Lectures historiques (1888)

Deux empereurs extrêmement tolérants firent jouir l'Allemagne d'une heureuse paix et favorisèrent la propagation des nouvelles croyances.
Déjà du vivant de son frère Charles-Quint, Ferdinand Ier (d'abord roi de Bohême et de Hongrie, empereur de 1558 à 1564) s'était montré un prince plein de justice et de bonté. Devenu empereur, il fit preuve d'une noble impartialité, considérant comme une chose criminelle et impolitique d'employer la violence contre les dissidents, de « martyriser les corps, » disait-il, « par une prétendue sympathie pour les âmes. »
Source : Gallica

Adam Vulliet Lectures historiques (1888)

Nous craignons de vous fatiguer par la répétition monotone d'aussi lugubres scènes, et cependant, pour être vrai, nous devons insister, car jamais les calamités résultant de la famine ne furent aussi poignantes qu'au dixième et au onzième siècles, époque qui a été appelée I' âge de fer. En 1031, les hommes, forcés de se nourrir de chiens, de souris, de cadavres, de racines, mouraient par milliers. On arrêtait les voyageurs sur les routes, on les égorgeait, on se partageait leurs membres, que l'on faisait cuire, et on assouvissait sa faim par ces affreux repas.
Source : Gallica

Adam Vulliet Lectures historiques (1888)

Recherchés dès lors par tous les Etats de l'Orient, tantôt comme alliés, tantôt comme mercenaires, les Gaulois firent venir d'Europe, par terre et par mer, des bandes nombreuses de leurs compatriotes, et durant une longue période de temps, il ne se passa guère dans toute l'Asie d'événement tant soit peu remarquable où les Gaulois n'eussent quelque part. « Tels étaient, » dit l'historien Justin, « la terreur de leur nom et le bonheur de leurs armes, que nul
roi sur le trône ne s'y croyait en sûreté, et que nul roi déchu n'espérait d'y remonter, s'ils n'avaient pour eux le bras de ce peuple. »
Source : Gallica

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