Amand Biéchy

Résumé

Amand Biéchy Histoire de Jérusalem (1861)

Titus , voyant ses soldats plier, leur reprocha vivement leur lâcheté, et, se mettant à la tête de quelques-unes de ses meilleures troupes, chargea les Juifs en flanc. Mais ils firent face et se défendirent courageusement, et une horrible mêlée s'engagea. Les factieux tenaient ferme, plus par désespoir que par confiance en leurs propres forces ; quant aux Romains, enflammés de colère et de honte d'avoir cédé une première fois, ils combattaient comme des lions : la victoire leur demeura, victoire attristée par le spectacle de leurs ouvrages et de leurs machines brûlés et ruinés.
Source : Gallica

Amand Biéchy Histoire de Jérusalem (1861)

Quand tous les soldats furent arrivés au temple, feignant de ne pas entendre les ordres du César, les derniers se mirent à exciter les plus avancés à mettre le feu. Déjà les factieux élaîcnt dans l'impuissance de porter secours. On ne voyait que fuite et carnage. La multitude, faible et sans armes, égorgée dans quelques mains qu'elle tombât. Autour de l'autel étaient accumulés les monceaux de cadavres, et sur les degrés par lesquels on y montait, le sang coulait comme par torrents, en même temps qu'on y voyait rouler les corps de ceux qu'on y égorgeait dans les galeries supérieures.
Source : Gallica

Amand Biéchy Histoire de Jérusalem (1861)

Les assiégés ne tenaient aucun compte de leurs souffrances, ils ne songeaient qu'à attaquer les Romains, et s'estimaient heureux de mourir, pourvu qu'ils en eussent tué quelqu'un. Titus faisait peu de cas ce ce genre de courage dans les siens : il le considérait comme l'inspiration du désespoir, et ne mettait pas moins de soins à ménager la vie de ses soldats qu'à leur procurer la victoire. Il répétait souvent que le vrai courage consiste à se conduire avec sang-froid dans les périls, et à ne jamais rien oublier de ce qui peut préserver du mal et le faire retomber sur les ennemis.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature