Jean-Baptiste Blanchin, Le disciple de Lhomond. Tome 2 (1812)
“ Depuis ce temps-là Philippe se montra tout autre qu'auparavant. Il renvoya libres tous les prisonniers Athéniens , sans exiger aucune rançon, il donna même des habits à la plupart dans la vue de gagner par ce bon traitement une république aussi puissante qu'étoit celle d'Athènes. Par ce moyen, dit Polybe, il remporta un triomphe plus glorieux pour lui, et même plus avantageux que le premier. Car dans le combat, sa bravoure n'avoit vaincu que ceux qui s'y trouvèrent présens ; au lieu qu'ici sa bonté et sa clémence lui gagnèrent la ville entière et lui soumirent tous les cœurs. ”
