Louis-Philippe de Ségur,
Histoire universelle. Tome 1
(1852)
“ La bataille fut sanglante et longtemps douteuse ; le succès était incertain, lorsque Cléopâtre, effrayée par les cris des combattants, par le choc des armes, par la vue du sang qui couvrait les ondes et par les gémissements des blessés, prit soudain la fuite avec ses vaisseaux. Elle emportait avec elle l'âme et le courage d'Antoine, qui, n'écoutant plus que sa funeste passion, abandonna l'honneur, la victoire et l'empire du monde pour la suivre. Sa flotte se battit longtemps après son départ; mais enfin elle fut vaicue, détruite ou dispersée. ”
