Artaban

Définition et enjeux

Kévork Aslan,  Études historiques sur le peuple arménien (1909)

“ La paix ne fut pas troublée durant les seize années de régne de Zénon, mais à sa mort (34) , Artaban, enflé de ses succès, ne perdit pas de vue l'Arménie, qu'il guettait toujours, s'efforçant d'en rattacher la couronne à sa dynastie. Il y plaçait Arsace, l'ainé de ses fils, et de plus, il réclamait aux Romains les trésors que Vonone, disait-il, avait laissés en Syrie et en Cilicie. Artaban sommait de lui rendre ce que Rome détenait de l'empire perse, et jurait qu'il ferait valoir, à main armée, ses droits à la succession de Cyrus et d'Alexandre (I) . ”
Source : Gallica

Portrait de Prosper Jolyot de Crébillon Prosper Jolyot de Crébillon,  Théâtre complet (Crébillon)

“ Artaxerce, Artaban.
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Vous soupirez, Seigneur, un soin secret vous gêne ;
Mais de votre pitié reconnaissez le fruit.
Par les pleurs d'Amestris tout le peuple est séduit ;
L'ingrate n'écoutant que l'amour qui la guide,
Rejette sur vous seul un affreux parricide.
On l'a vue en fureur s'échapper de ces lieux,
Porter de toutes parts ses pleurs séditieux.
À sauver Darius Babylone s'apprête,
À moins que par sa mort votre main ne l'arrête.
”
Source : Wikisource

Portrait de Tacite Tacite,  Œuvres complètes

“ III. Ils appellent donc Artaban, autre prince Arsacide, élevé chez les Dahes [1] qui, vaincu dans un premier combat, retrouve des forces et s’empare du trône. Vonon fugitif se retira en Arménie, pays alors sans maître, et dont la foi partagée flottait entre les Parthes et les Romains depuis le crime d’Antoine, qui, après avoir, sous le nom d’ami, attiré dans un piège Artavasde, roi des Arméniens, le chargea de fers et finit par le tuer. Artaxias, fils de ce prince, ennemi de Rome à cause du souvenir de son père, se maintint, lui et son royaume, avec le secours des Arsacides. ”
Source : Wikisource

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