Prosper Jolyot de Crébillon,
Théâtre complet (Crébillon)
“ Octave Eh bien, sur Cicéron suis-je justifié ?Mécène Si ce n’est pas César, qui l’a sacrifié, Que de sa mort du moins, la plus haute vengeance, De César soupçonné fasse voir l’innocence.Octave Si je m’en vengerai ? Quoi, tu peux en douter ? Ta douleur sur ce point n’a rien à redouter ; Ma haine désormais ne peut être assouvie, Qu’en noyant dans son sang l’exécrable Fulvie. Ce n’est pas Lucius qui m’en fera raison : C’est Antoine qui doit payer pour Cicéron. Si tu m’aimes encor va me chercher sa fille ; Je veux de ce grand homme adopter la famille. ”
