Prosper Jolyot de Crébillon,
Œuvres de M. de Crébillon
“ Quand tu sauras les maux dont le destin m’accable, Et que l’amour a part à mon sort déplorable... Je vois, à ce nom seul, ta vertu s’alarmer ; Et la mienne a longtemps craint de t’en informer. Tu sais que Mérion, à mon retour d’Asie, De son sang criminel paya sa perfidie : Lorsque je refusais une victime aux dieux, J’osai bien m’immoler ce prince ambitieux. Qu’il m’en coûte ! Sa fille, en ces lieux amenée, Érixène a comblé les maux d’Idoménée. Croirais-tu que mon cœur, nourri dans les hasards, N’a pu de deux beaux yeux soutenir les regards. ”
