“ ÉGISTHE, contemplant Électre. – Électre est là ! Je savais que j’allais la trouver ainsi, avec sa tête de statue, ses yeux qui ne semblent voir que si les paupières sont baissées, sourde pour le langage humain ! ”
Électre
Définition et enjeux
Électre, figure tragique de la mythologie grecque, incarne la tension entre vengeance et destin. Dans la tradition classique, elle est liée aux récits d’Agamemnon et d’Oreste, mais ses interprétations diffèrent. Jean Giraudoux, dans sa pièce Électre, la présente comme une figure à la fois éloignée et perçue, où le langage humain semble étranger.
Voltaire, lui, la critique dans ses lettres, la jugeant détestable par rapport à des archétypes comme Clytemnestre. Ces approches révèlent une réflexion continue sur la nature de la justice et du sacrifice, ancrée dans les thèmes de la vengeance et de l’héritage tragique.
Citations sur “Électre”
“ LE PRÉSIDENT. – Les voici toutes deux. CLYTEMNESTRE. – Toutes deux est beaucoup dire. Électre n’est jamais plus absente que du lieu où elle est. ÉLECTRE. – Non. Aujourd’hui, j’y suis. ÉGISTHE. – Alors, profitons-en. Tu sais pourquoi ta mère t’a menée jusqu’ici ? ÉLECTRE. – Je pense que c’est par habitude. Elle a déjà conduit une fille au supplice. CLYTEMNESTRE. – Voilà Électre en deux phrases. Pas une parole qui ne soit perfidie ou insinuation. ÉLECTRE. – Pardonne-moi, mère. L’allusion se présente si facilement dans la famille des Atrides. LE MENDIANT. – Qu’est-ce qu’elle veut dire ? ”
“ ÉLECTRE. – Merci, Égisthe. ÉGISTHE. – Je parle à la reine, Électre. L’heure n’est pas à la dérision. Montez, reine ! CLYTEMNESTRE. – Au revoir, Électre. ÉLECTRE. – Au revoir, mère. Elle va, et se retourne. CLYTEMNESTRE. – Au revoir, mari de ma fille. Elle monte lentement l’escalier. LE MENDIANT. – On en voit, dans les familles ! On voit tout ! ÉLECTRE. – Qui a parlé ? LE MENDIANT. – Personne ! Personne n’a parlé. Vous pensez que quelqu’un va parler dans un moment pareil. Scène X Électre. ”
Jean Giraudoux,
Électre
(1937)
“ ELECTRE. — C'est le prix courant. Ce n'est pas trop cher. EGISTHE. — Il me faut cette journée. Donne-la moi. Ta vérité, si elle l'est, trouvera toujours le moyen d'éclater un jour mieux fait pour elle. ELECTRE. — L'émeute est le jour fait pour elle. ”
“ LE PRÉSIDENT. – Comment ? LE MENDIANT. – Quel jour, à quelle heure se déclare-t-elle ? Quel jour devient-elle louve ? Quel jour devient-elle Électre ? LE PRÉSIDENT. – Mais rien ne dit qu’elle deviendra louve ? LE MENDIANT, désignant Égisthe. – Si ! Lui le pense. Lui le dit. LE JARDINIER. – Électre est la plus douce des femmes. LE MENDIANT. – La louve Narsès était la plus douce des louves. LE PRÉSIDENT. – Cela ne signifie rien, votre mot « se déclarer ». LE MENDIANT. – Il ne signifie rien, mon mot se déclarer ? Qu’est-ce que vous comprenez, alors, dans la vie ! ”
“ Je ne compte plus que sur vous, Électre ! ÉLECTRE. – Compte sur moi. On n’a le droit de sauver une patrie qu’avec des mains pures. LE MENDIANT. – Le sacre purifie tout. ÉLECTRE. – Qui vous a sacré ? À quoi se reconnaît votre sacre ? LE MENDIANT. – Tu ne le devines pas ? À ce qu’il vient le réclamer de toi ! Pour la première fois il te voit dans ta vérité et dans ta puissance. S’il a de cette montagne foncé vers la ville, c’est que soudain l’idée lui est venue que dans ce cadeau d’Argos, Électre était comprise ! ÉGISTHE. – Tout me sacrait sur mon passage, Électre ! ”
“ Le mendiant. Un coq. Une trompette lointaine. LE MENDIANT. – Il n’est plus bien loin, n’est-ce pas, Électre ? ÉLECTRE. – Oui. Elle n’est plus bien loin. LE MENDIANT. – Je dis Il. Je parle du jour. ÉLECTRE. – Je parle de la lumière. LE MENDIANT. – Cela ne va pas te suffire que les visages des menteurs soient éclatants de soleil ? Que les adultères et les assassins se meuvent dans l’azur ? C’est cela le jour. Ce n’est déjà pas mal. ÉLECTRE. – Non. Je veux que leur visage soit noir en plein midi, leurs mains rouges. C’est cela la lumière. ”
“ ÉLECTRE. – Il n’est plus au monde qu’un nom qui puisse m’attirer vers un être. L’ÉTRANGER. – C’est celui-là. C’est le mien. ÉLECTRE. – Tu es Oreste ! ORESTE. – Ô ingrate sœur, qui ne me reconnais qu’à mon nom ! Clytemnestre apparaît. Scène VII Clytemnestre. Électre. Oreste. Le mendiant. CLYTEMNESTRE. – Électre ! ÉLECTRE. – Ma mère ! CLYTEMNESTRE. – Reprends ta place au palais. Quitte ce jardinier. Viens. ÉLECTRE. – Le jardinier n’est plus ici, ma mère. CLYTEMNESTRE. – Où est-il ? ÉLECTRE. – Il m’a cédée à cet homme. CLYTEMNESTRE. – À quel homme ? ”
Voltaire,
Correspondance, V (1749-1753)
“ Savez-vous que c’est un homme qui trouve Électre détestable ? Il pense comme Boileau, s’il écrit comme lui. Électre amoureuse ! et une Iphianasse, et un plat tyran, et une Clytemnestre qui n’est bonne qu’à tuer ! ”
Jean Giraudoux,
Électre
(1937)
“ Un homme qui a l'air d'être mort pour les hommes, je peux le dire, cela se cherche... Ou même pour son propre compte... On va la voir? EGISTHE. — Voir qui? LE MENDIANT. —Electre... Je voudrais bien la voir avant qu'on la tue. EGISTHE. — Tuer Electre? Qui parle de tuer Electre? LE MENDIANT. — Vous. LE PRÉSIDENT. — Jamais il n'a été question de tuer Electre! LE MENDIANT. — Moi, j'ai une qualité. Je ne comprends pas les paroles des gens. Je n'ai pas d'instruction. Je comprends les gens... Vous voulez tuer Electre. LE PRÉSIDENT. — Vous ne comprenez pas du tout, inconnu. ”
Sophocle,
Tragédies de Sophocle
“ LE CHŒUR. (Antistrophe 2.) Mourir est la destinée de tous les hommes. ÉLECTRE. Est-ce aussi, comme pour cet infortuné, de périr embarrassés dans les rênes, traînés par des coursiers rapides ? LE CHŒUR. Désastre sans mesure ! ÉLECTRE. Ne l’est-il pas, en effet ? quand, sur une terre étrangère, d’autres mains que les miennes.... LE CHŒUR. Hélas ! ÉLECTRE. Ont recueilli ses cendres, sans qu’il reçût ni un tombeau, ni le tribut de nos larmes ? CHRYSOTHÉMIS. La joie qui me transporte, chère Électre, me fait oublier la bienséance, pour accourir vers toi à la hâte. ”
Sophocle,
Tragédies de Sophocle
“ ÉLECTRE. Hélas ! LE CHŒUR. Oui, hélas ! car cette femme perverse... ÉLECTRE. A été punie de son crime. LE CHŒUR. Il est vrai. ÉLECTRE. Je le sais, je le sais ; il parut un vengeur qui mit fin au deuil d’Amphiaraos [79] ; mais moi, je n’en ai plus, car celui qui me restait encore m’a été ravi. LE CHŒUR. (Strophe 2.) Tu es malheureuse entre toutes les malheureuses. ÉLECTRE. Moi aussi, je le sais, je ne le sais que trop, grâce aux souffrances terribles, accumulées, prolongées, qui ont rempli ma vie. LE CHŒUR. Nous comprenons tes plaintes. ”
Prosper Jolyot de Crébillon,
Œuvres de M. de Crébillon
“ Électre ne vient plus te confier des pleurs : 5Son cœur, las de nourrir un désespoir timide, Se livre enfin sans crainte an transport qui le guide. Favorisez, grands dieux, un si juste courroux ; Électre vous implore, & s’abandonne à vous. Pour punir les forfaits d’une race funeste, 10J’ai compté trop longtemps sur le retour d’Oreste : C’est former des projets & des vœux superflus ”
“ PREMIÈRE EUMÉNIDE. – Voilà où t’a mené l’orgueil, Électre ! Tu n’es plus rien ! Tu n’as plus rien ! ÉLECTRE. – J’ai ma conscience, j’ai Oreste, j’ai la justice, j’ai tout. DEUXIÈME EUMÉNIDE. – Ta conscience ! Tu vas l’écouter, ta conscience, dans les petits matins qui se préparent. ”
Antoine Andraud, Théâtre scientifique. Électricité… (1854)
“ La fée Électre bâtira pour nos descendants des palais plus merveilleux que ceux des contes arabes. Remarquez encore que l'électricité, lumière invisible, parcourant les -fils conducteurs avec une vitesse de quatre millions de lieues à la minute; un jour viendra où toutes les villes du globe communiqueront les unes aux autres au moyen de ces fils et pourront s'entreparler comme nous le faisons ici. Un jour viendra où l'électricité, comme un docile et puissant courrier, s'atellera à vos chars sur les routes ”
“ Depuis longtemps tu nous inquiètes. Je ne sais si tu t’en rends compte : tu n’es plus qu’une somnambule en plein jour. Dans le palais et dans la ville, on ne prononce plus ton nom qu’en baissant la voix, tant on craindrait, à le crier, de t’éveiller et de te faire choir... LE MENDIANT, criant à tue-tête. – Électre ! ÉGISTHE. – Qu’y a-t-il ? LE MENDIANT. – Oh ! pardon, c’est une plaisanterie. Excusez-moi. Mais c’est vous qui avez eu peur et pas elle. Elle n’est pas somnambule. ÉGISTHE. – Je vous en prie... LE MENDIANT. – En tout cas, l’expérience est faite. C’est vous qui avez bronché. ”
Marie Lebert, Le Dictionnaire du NEF
“ Electre comprend aussi un répertoire des éditeurs et diffuseurs de langue française. [Voir aussi: bibliographie, diffuseur, éditeur, livre.] = électronique =L'électronique est le “domaine de la physique appliquée qui exploite les variations de grandeurs électriques (courants, tensions, charges, etc.) pour capter, transmettre ou analyser des informations (signaux audio d'un récepteur radio, images d'un écran de télévision, données informatiques d'un ordinateur, etc.) ”
Prosper Jolyot de Crébillon,
Œuvres de M. de Crébillon
“ D’Électre, en ce moment, faible cœur, cours l’apprendre. Qu’attends-tu ? Que l’amour vienne encor te surprendre ? Qu’un feu... S C È N E IIÉlectre, Tydée.T Y D É E à lui-même. Qu’un feu...Mais quel objet se présente à mes yeux ? Dieux ! Quels tristes accents font retentir ces lieux ! 765C’est une esclave en pleurs ; hélas ! Qu’elle a de charmes ! ”
Voltaire,
Lettres choisies de Voltaire
(1872)
“ Je vous supplierais de ne me point donner le dégoût de préférer une partie carrée d'amours insipides en vers allobroges une Électre qui s'écrie : Je ne puis y souscrire ; allons trouver le roi ; 1. La tragédie d'Oreste. 2; L'Electre, de GrébillonJ Faisons tout pour l'amour, s'il ne fait rien pour moi 1. ”
Prosper Jolyot de Crébillon,
Œuvres de M. de Crébillon
“ À ses gardes. 170Qu’on sache en ce moment si je puis voir Égisthe. S C È N E V.Clytemnestre, Électre, Itys.C L Y T E M N E S T R E. Mais vous, qui vous guidait aux lieux où je vous vois ? Électre se rend-elle aux volontes du roi ? À votre heureux destin la verrons-nous unie ? Sait-elle, à resister, qu’il y va de sa vie ? I T Y S. 175Ah ! D’un plus doux langage empruntons le secours. Madame ; épargnez-lui de si cruels discours ; Adoucissez plutôt sa triste destinée : Électrs n’est déjà que trop infortunée. ”
Émile Desbeaux,
Les pourquoi de mademoiselle Suzanne
(1881)
“ Le télégramme, c'est une communication transmise à l'aide du télégraphe. — Et télégraphe, cela veut dire? — Télégraphe est tiré, comme télégramme, de deux mots grecs; il signifie : écrire loin. — Oui, écrire loin au moyen de l'électricité. Mais qu'est-ce que c'est donc que l'électricité? — L'électricité est une des forces de la nature, mais cette force n'est encore connue que par ses effets. Les éclairs, la foudre, le tonnerre sont de ces effets-là. Tiens! tu sais ce que c'est qu'un aimant? ”
Maurice Renard,
L’homme truqué ; suivi de Château hanté et de La rumeur dans la montagne
“ J’ai remplacé vos yeux par des appareils qui le saisissent comme l’oreille saisit le son, comme l’œil saisit la lumière visible. Moi, je ne devine la présence de cet élément qu’au bruit du tonnerre ou de l’étincelle, à la vue de la foudre, à l’odeur de l’ozone, à la secousse d’une bouteille blindée, au spectacle de machines qui tournent et d’ampoules qui brillent... Vous, partout où elle est, vous voyez l’électricité. ”
Adolphe Guénée, Allons-y gaiment : revue de 1856… (1857)
“ Excepté les demi-tasses, tout est chez moi à un prix exorbitant; sur le café nous ne perdons que cinq centimes. LE SIÈCLE. Vraiment ! Alors vous vous rattrapez sur la quantité; mais expliquez-nous le secret de votre innovation. L'ÉLECTRIQUE. Oui : que nous connaissions un peu votre manivelle. PERCOLATEUR. Oh ! c'est difficile et singulièrement compliqué. LE SIÈCLE. Dites toujours ; nous ne sommes pas des buses, moi, du moins; car je ne réponds pas de mon ami. L'ÉLECTRIQUE. C'est comme moi : je puis vous assurer de mon intelligence; quant à celle de monsieur. ”
P.-J. Stahl,
Contes de l'oncle Jacques
(1892)
“ Une bonne lecture à haute voix qui peut servir à deux, peut servira à dix, à cent au besoin ; et, plus nombreux sera l'auditoire, plus la communication pourra être électrique, plus l'effet de la lecture sera grand. ”
Louis Figuier,
Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes
“ Un rayon de soleil ou de lumière électrique fait l’office de conducteur métallique, pour transmettre les sons du téléphone. Cela confond vraiment l’imagination ! Les découvertes qui ont vu le jour à la fin de notre siècle, le téléphone, le phonographe, le microphone, le photophone, nous dévoilent une branche toute nouvelle de la physique, un ordre de faits dont les anciens physiciens n’avaient aucune idée. ”
Ernest de Limagne, Mosaïque : seconda sera, soirées intimes (1857)
“ Ni les monts, ni les flots, ni les vents en fureur Ne peuvent arrêter ce hardi voyageur; De l'éclair qui, soudain, vient éblouir la vue, En traversant l'espace et sillonnant la nue, Le nouveau télégraphe a la rapidité, Car leur mère commune est l'Électricité! ”
Gabriel Hanotaux,
Revue des Deux Mondes
“ Le télégraphe, le téléphone, la télégraphie sans fil, les signaux, les fanions, les projecteurs, les réflecteurs, tout ce qui rayonne, tout ce qui vibre conjure avec la mort et veille à ce qu’elle ne s’égare pas. ”
“ Le romancier, il me semble, pourrait en quelque sorte être comparé à l’appareil de télégraphie sans fil qui rassemble les ondes accourant de toutes parts, invisibles, inentendues de tous, et que pourtant il perçoit, coordonne et reconstruit... pensée, image fidèles de l’inconnu qui dans le lointain formidable existe, qu’il reflète sans l’avoir jamais réellement vu ni entendu. ”
É. Lamarque, A travers l'Exposition
“ Quand toutes les maisons—et cela viendra—auront leur téléphone et leurs lampes électriques, on parlera peut-être avec quelque pitié, sinon avec quelque mépris, du temps où l’on n’avait pour correspondre que la poste et le télégraphe, et pour s’éclairer que les bougies, les lampes et le gaz. ”
Albert Robida,
Le Vingtième Siècle. La vie électrique
“ L’Électricité, c’est la Grande Esclave. Respiration de l’univers, fluide courant à travers les veines de la Terre, ou errant dans les espaces en fulgurants zigzags rayant les immensités de l’éther, l’Électricité a été saisie, enchaînée et domptée. ”
comte de Auguste Villiers de L'Isle-Adam, L'Ève future
“ Chacun sait aujourd'hui qu'un très illustre inventeur américain, M. Edison, a découvert, depuis une quinzaine d'années, une quantité de choses aussi étranges qu'ingénieuses;--entre autres le Téléphone, le Phonographe, le Microphone--et ces admirables lampes électriques répandues sur la surface du globe;--sans parler d'une centaine d'autres merveilles. ”
Ernest Hello,
M. Renan, l'Allemagne et l'athéisme au XIXe siècle
“ En les réunissant, vous avez la clarté mêlée à l’obscurité, qui est la lumière. L’électricité signale dans la nature cette attraction des contraires. L’électricité étant la vie, cette tendance devient celle des corps eux-mêmes. L’être en soi, l’être autre, le retour à l’être, voilà la théorie. ”
Joséphine Le Breton, Histoire et applications de l'électricité (1884)
“ Grâce à la merveilleuse invention dont Graham Bell a eu la gloire, et qui constitue l'une des plus grandes découvertes de ce siècle si fécond, l'électricité porte aujourd'hui directement d'homme à homme, et sans aucune traduction intermédiaire, les modulations de la musique et de la parole articulée. ”
Adolphe Guénée, Allons-y gaiment : revue de 1856… (1857)
“ L'ÉLECTRIQUE. Raison de plus. Depuis qu'il y tant de véhicules à Paris, le Parisien est force d'aller à pied. ,. LE SIÈCLE. Alors donne-moi une chaise. L'ÉLECTRIQUE. On n'en tient pas ici. LE SIÈCLE. Alors un tabouret, un petit banc, le coin d'une table. L'ÉLECTRIQUE. Absence complète : il n'y a que des comptoirs. LE SIÈCLE, regardant. En effet, quel drôle d'établissement ! L'ÉLECTRIQUE. Ce n'est pas un café comme un autre : c'est le Coffee-House dans toute sa simplicité, dans toute sa pureté ; nous sommes chez le Percolateur. LE SIÈCLE. Chez le Percolateur! vraiment?. ”
Eugène Sue,
Les Mystères de Paris
“ Nous nous estimerions heureux si notre faible voix pouvait être, sinon comptée, du moins entendue parmi toutes celles qui, plus imposantes, plus éloquentes que la nôtre, demandent, avec une si juste et si impatiente insistance, l’application complète, absolue, du système cellulaire. ”
Émile Ripert,
Edmond Rostand, sa vie et son oeuvre
(1968)
“ Quand quelqu'un donc souhaite lire, il bande avec grande quantité de toutes sortes de petits nerfs cette machine, puis il tourne l'aiguille sur le chapitre qu'il désire écouter et, au même temps, il en sort, comme de la bouche d'un homme ou d'un instrument de musique, tous les sons dissonants et différents qui servent, entre les grands humains, à l'expression du langage... ”
Hippolyte Roche, Napoléon et les communes (1869)
“ Notre siècle a vu s'accomplir d'immenses progrès. La vapeur a imprimé aux communications une rapidité vertigineuse; l'électricité, complaisante messagère de l'homme, franchit les distances avec une vitesse presque égale à celle de la pensée ”
