Louis Figuier,
Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes
“ Seul, du haut des airs, il contemple l’étendue de l’Océan, qui doit fatalement l’engloutir. Il compte les sacs de lest, et ne les sacrifie qu’avec une parcimonie scrupuleuse. Chaque poignée de sable qu’il lance est un lambeau de sa vie qu’il jette à la mer. Arrive enfin le moment suprême, où tout a passé par-dessus bord. Alors, le ballon descend, et se rapproche du gouffre de l’Océan. La nacelle heurte la cime des vagues ; elle glisse à la surface de l’eau, entraînée par l’aérostat flottant, qui, par l’action du vent, se creuse comme une grande voile. ”
