Henri Blerzy, Revue des Deux Mondes
“ Une machine attelée à un ballon, c’est le mouvement associé à l’immobilité, c’est le vaisseau amarré dont on déploierait les voiles. Attachez un aigle à un ballon, le roi des airs captif, jouet des vents, traînant son boulet et traîné par lui tour à tour, essaiera en vain de lutter contre le moindre trouble atmosphérique. L’aérostat est devenu un obstacle, ou, pour mieux dire, un point de départ vicieux autour duquel s’égarent la plupart des chercheurs. L’aérostat est, comme l’étymologie l’indique, un corps flottant dans l’atmosphère, comme une vessie gonflée flotterait à la surface de l’eau. ”
