Résumé

Henry de Graffigny,  A travers l'espace, aventures d'un aéronaute

“ La mer est là, à moins d'une lieue, et il faut en finir vite si nous ne voulons pas être entraînés au large.
La plaine nue et désolée de la Crau est sous nos pieds; le guide-rope touche et je jette l'ancre.
Avant même d'avoir eu le temps de tourner la tête, un choc formidable se produit, la nacelle a touché et le ballon se couche sur le flanc. Pendu à la corde de soupape, je maintiens l'ouverture béante; le gaz s'échappe, mais nous volons comme la foudre et l'ancre ne réussit pas à mordre dans ce sol composé de galets.
”
Source : Gallica

Henry de Graffigny,  A travers l'espace, aventures d'un aéronaute

“ Tant que j'aurai un grain de sable dans mes sacs, un atome de gaz dans mon ballon, je défendrai ma vie contre l'âpre Océan qui hurle au-dessous de moi et semble réclamer sa proie. A ce moment, l'image de ma femme passe devant mes yeux et je me représente sa douleur si l'on ne retrouve pas les épaves de l'Amiral-Gougeard, et si je dois disparaître à jamais dans les abîmes ouverts sous mes pieds.
Il est onze heures du matin, je n'ai plus que trois sacs de lest, je suis à deux mille mètres, le temps s'est éclairci et le vent tend à se calmer.
”
Source : Gallica

Henry de Graffigny,  A travers l'espace, aventures d'un aéronaute

“ Profitant d'un instant d'accalmie, je débarrassai en un tour de main ma nacelle de son excédent de lest, et, pour mieux résister à la tourmente, je donnai une force ascensionnelle considérable à l'aérostat. ' « Lâchez tout, tout le monde ! » criai-je à pleine voix. Comme une fusée qui s'élance vers le ciel, jebondis dans l'espace : en moins de cinq minutes, j'étais à dix-huit cents mètres, et je filais en pleine mer du Nord, dont j'apercevais au-dessous de moi les flots courroucés et empanachés d'une crête d'écume. ”
Source : Gallica

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