Gaston Tissandier

Gaston Tissandier

Résumé

Portrait de Gaston Tissandier Gaston Tissandier Voyages dans les airs

Seul, du haut des airs, il contemple l’étendue de l’Océan où fatalement il doit descendre. Il compte les sacs de lest, et ne les sacrifie qu’avec une parcimonie scrupuleuse. Chaque poignée de sable qu’il lance est un peu de sa vie qui s’en va. — Il arrive, ce moment suprême où tout est jeté par-dessus bord ! Le ballon descend, se rapproche du gouffre immense ! La nacelle se heurte sur la cime des vagues, elle n’enfonce pas, elle glisse à la surface des flots, entraînée par le globe aérien, qui se creuse comme une grande voile !
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Portrait de Gaston Tissandier Gaston Tissandier Voyages dans les airs

Un ballon du siège de Paris passant au-dessus d’un camp de l’armée allemande. Les deux pigeons sont d’abord à terre et se promènent. Quelques secondes se passent. Tout à coup on les voit battre de l’aile et ils bondissent d’un trait à 100 mètres de haut. Là, ils planent et s’orientent de la tête ; ils se tournent vivement, vers tous les points de l’horizon, leur bec oscille comme l’aiguille d’une boussole, cherchant un pôle mystérieux.
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Portrait de Gaston Tissandier Gaston Tissandier Voyages dans les airs

Des nuées épaisses l’entourent bientôt et accélèrent la descente du navire aérien, que la pesanteur ramène fatalement vers les niveaux inférieurs. Son compagnon et lui se préparent à affronter la plus cruelle et la plus glorieuse des morts. Le ballon descend avec rapidité, il s’échappe du massif de vapeur où il était plongé... Ô miracle ! ce n’est pas la mer qui s’ouvre aux regards des voyageurs, c’est une montagne couverte de neige, autour de laquelle une forêt de pins dresse les cimes de ses arbres.
L’aérostat est violemment jeté dans un champ de neige
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