Gaston Tissandier,
Voyages dans les airs
“ Seul, du haut des airs, il contemple l’étendue de l’Océan où fatalement il doit descendre. Il compte les sacs de lest, et ne les sacrifie qu’avec une parcimonie scrupuleuse. Chaque poignée de sable qu’il lance est un peu de sa vie qui s’en va. — Il arrive, ce moment suprême où tout est jeté par-dessus bord ! Le ballon descend, se rapproche du gouffre immense ! La nacelle se heurte sur la cime des vagues, elle n’enfonce pas, elle glisse à la surface des flots, entraînée par le globe aérien, qui se creuse comme une grande voile ! ”
