Alfred Martin, Sept heures cinquante minutes en ballon… (1872)
“ La force du vent est inappréciable en ballon, l'aérostat n'offrant qu'une résistance nominale et marchant avec lui. Le temps était magnifique : au-dessus de nous s'étendait le firmament constellé de myriades d'étoiles scintillantes, tandis que notre nacelle glissait sur une mer vaporeuse, blanche comme le lait, avec des reflets d'argent ; les nuages mouvants au-dessus desquels nous nous trouvions étaient d'un effet féerique. Une plume de poëte même serait impuissante à décrire un spectacle aussi merveilleux et à exprimer les sensations que nous éprouvions, nous autres simples mortels. ”
