Résumé

Alfred Martin Sept heures cinquante minutes en ballon… (1872)

La force du vent est inappréciable en ballon, l'aérostat n'offrant qu'une résistance nominale et marchant avec lui.
Le temps était magnifique : au-dessus de nous s'étendait le firmament constellé de myriades d'étoiles scintillantes, tandis que notre nacelle glissait sur une mer vaporeuse, blanche comme le lait, avec des reflets d'argent ; les nuages mouvants au-dessus desquels nous nous trouvions étaient d'un effet féerique. Une plume de poëte même serait impuissante à décrire un spectacle aussi merveilleux et à exprimer les sensations que nous éprouvions, nous autres simples mortels.
Source : Gallica

Alfred Martin Sept heures cinquante minutes en ballon… (1872)

Le ballon, couché comme un parapluie qu'emporte le vent, commença sa course vertigineuse en faisant des bonds prodigieux. Les branches de l'ancre qui traînait, se brisèrent, en emportant le toit d'une maison. Nous parcourûmes ainsi plus de 1,500 mètres en quelques secondes. La nacelle en lambeaux, au-dessus de laquelle nous étions suspendus, heurtait violemment les toitures et les cheminées des habitations de l'île. Tout à coup un choc terrible arrêta notre course : le cercle avait rencontré un mur.
Source : Gallica

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