Eugène Farcot

Eugène Farcot

Résumé

Portrait de Eugène Farcot Eugène Farcot Voyage du ballon le Louis-Blanc (1874)

Au moment où le ballon soulevé par la tempête nous lançait contre les murs avec l'impétuosité d'une fronde, je recriai à Traclet de toute ma force : « Couchez-vous et gare le choc ! » Mais c'était inutile, car Traclet était pelotonné au fond du panier, et recevait tous ces horions sans savoir d'où ils venaient. Pour moi, je baissai vivement la tête au moment de la monstrueuse claque : la maison résonna comme un tambour; nous remontons le long du mur, une partie du toit est enlevée, nous passons par-dessus, nous accrochons la cheminée qui nous fait pirouetter en voltigeant, et patatra !
Source : Gallica

Portrait de Eugène Farcot Eugène Farcot Voyage du ballon le Louis-Blanc (1874)

Mais, j'aperçois au même instant un monticule qui, comme une vague énorme, dépassait toute la hauteur de notre ballon et s'avançait vers nous avec la rapidité de l'éclair; je n'eus que le temps de saisir le sac de mon compagnon et de le précipiter en entier hors de la nacelle , tout en criant : « Couchezvous, il n'est que temps! »
Au même instant, nous recevons un choc épouvantable. Ma tète et ma poitrine, dépassant la nacelle qui se couche , vont frapper la terre , et je reçois sur le front et sur le nez le plus grand coup de battoir que l'on puisse imaginer.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Farcot Eugène Farcot Voyage du ballon le Louis-Blanc (1874)

J'étais trop content de voir que tout se terminait bien : je riais de l'air effaré de tous ces braves gens, et même, qu'il me pardonne, de la tête de Traclet, qui était sorti du panier les cheveux ébouriffés, les sacs de lest s'étant vidés sur lui dans nos culbutes; il était méconnaissable : et de rire plus fort ! C'est si bon de se sentir vivre quand on a cru que tout était fini !
Source : Gallica

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