Alphonse de Calonne,
L'attitude des partis en France devant les élections de 1863
(1863)
“ M. Prévost Paradol a-t-il jamais vu la main d'un marin, a-t-il jamais serré la main d'un laboureur? Cette main du marin, qui ne s'est formée qu'à la suite du plus dur travail et des plus douloureuses épreuves, ce n'est plus une main; elle a été broyée cent fois dans les plis des voiles, dans les noeuds des cordages. Elle serre avec peine un bout de filin ; il lui serait impossible de tenir et surtout de guider une plume. La main calleuse du laboureur n'est guère plus adroite à manier un instrument si délicat. Marins et laboureurs ont tous su écrire, ils savent lire toute leur vie ”
