Jean Féron

Jean Féron

Résumé

Portrait de Jean Féron Jean Féron Le mendiant noir

Je dis que mon père existe... je le sais... je le sens ! Car ce soir il m’a bercée dans ses bras, et j’étais si contente... Monsieur, rendez-moi mon père ! Car vous savez vous-même qu’il existe ; car... Oh ! je m’arrête, tant il me vient des choses affreuses à la bouche...
Épuisée par l’effort énergique qu’elle venait de faire, Philomène s’écrasa sur un fauteuil et se mit à pleurer lourdement.
Verteuil demeurait debout, hagard, épouvanté presque. Une rage effroyable grondait en lui, une rage qu’il essayait de dompter. Il essaya de rire, ce fut un rictus lugubre qui écarta ses lèvres.
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Portrait de Jean Féron Jean Féron Le mendiant noir

À la vue de Philippe, Nolet sourit, se leva, referma le coffre et dit :
— Reprenez tout cela, mon ami, je n’ai plus besoin de rien !
Philippe pâlit et recula.
— Non ! dit-il, c’est à vous !
— J’aime mieux ma besace, répliqua Nolet avec un sourire contraint, c’est tout ce qui me reste. Reprenez, Philippe Vautrin. Vous êtes jeune, et avec cet or...
— Non ! interrompit Philippe Vautrin avec un air farouche. Ma jeunesse me suffit à moi, par elle je parviendrai à reconquérir la fortune. Mais vous, Nolet, vous êtes vieux, faible, et bientôt vous ne pourrez plus même mendier, Gardez cet or !
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Portrait de Jean Féron Jean Féron Le mendiant noir

Mais il est entêté et présomptueux, il m’assure que je l’aimerai plus tard, qu’il saura se faire aimer, comme si l’amour était une marchandise qu’on fabrique, qu’on vend et qu’on achète. Mais il a la force pour lui : il s’appuie sur la volonté de mon oncle.
— Mais il vous aime, lui ? interrogea Saint-Alvère, pensif.
— Lui ?... se rebella la jeune fille. Ah ! je vois bien que vous ne connaissez pas M. le Lieutenant de Police ! Ne savez-vous pas qu’il aime fort les plaisirs de la vie ?
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