Résumé

Portrait de Jean Féron Jean Féron La fin d’un traître

Elle va le savoir, parce que l’homme se décide à parler.
— Tu souffres, Sévérine, dit-il doucement et d’une voix étouffée. Ne dis pas non, je le sais, je le vois. Tes yeux sont brûlés par les pleurs et ces pleurs sur tes joues livides ont tracé des sillons douloureux... Je m’y connais. Et si tu souffres, Sévérine, c’est à cause de ton enfant... c’est ton amour infini, pour notre enfant qui te fait tant souffrir. Car c’est notre enfant celui qu’on nomme Louison Pinchot. Il est à moi comme à toi. Et veux-tu le savoir ? Tout autant que toi, j’aime cet enfant !
Source : Wikisource

Portrait de Jean Féron Jean Féron La fin d’un traître

La jeune femme essaya bien de refouler ses pleurs, mais elle n’y pouvait parvenir.
— Que mes larmes, mon petit Louis, ne t’inquiètent pas ! Elles me viennent de la joie immense, désordonnée, que j’éprouve à te tenir dans mes bras un moment. C’est la première joie réelle que je ressens en mon cœur de mère depuis de longues et terribles années.
Et ses lèvres sur les lèvres de Louison, elle dit :
Embrasse-moi à ton tour... embrasse ta mère, mon Louison !
L’adolescent ne pouvait plus demeurer indifférent, il ne pouvait plus résister à ce cœur de mère qui s’ouvrait tout grand pour lui.
Source : Wikisource

Portrait de Jean Féron Jean Féron La fin d’un traître

Et lui répète :
— Maman... ma bonne maman !
— Mon Louison... mon enfant ! murmure la Chouette ivre de bonheur.
Le cœur de Sévérine est tout meurtri, il soupire faiblement, il agonise. Jamais avant ce jour une aussi cruelle douleur ne l’a torturée. Elle subit un supplice affreux. Tantôt, dans l’acuité de la souffrance, elle voit les gouffres les plus profonds du désespoir s’ouvrir devant elle. Tantôt, elle est saisie d’une rage subite sous l’influence de laquelle elle peut tuer, et tantôt c’est une sorte d’engourdissement qui l’enveloppe et semble la rendre insensible aux réalités de la vie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature