Jean Féron

Jean Féron

Résumé

Portrait de Jean Féron Jean Féron Le drapeau blanc

Bougainville s’inclina comme s’il se fût trouvé devant Madame de Pompadour.
— Monsieur, dit Mme Péan avec ce sourire qui aurait pu faire frémir un géant de granit, je n’ai pu apprendre l’arrivée en cette auberge d’un gentilhomme tel que vous, sans me permettre de lui offrir l’hospitalité de mon salon d’aventure.
— Madame, répondit galamment Bougainville, ce salon me paraît tout illuminé des éclats de votre ravissante personne et tout parfumé de vous-même ; je sais d’ores et déjà que là où vous êtes, peu importe le lieu les choses s’embellissent rien qu’au reflet de votre beauté.
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Portrait de Jean Féron Jean Féron Le drapeau blanc

Et le spadassin avait fait le geste d’un éboulement.
— Oh ! oh ! fit Regaudin, et c’était un ravin profond ?
— Très profond, admit Flambard.
— Et votre quatre-vent a sauté dedans ? fit Pertuluis.
— Juste, et moi avec ! se mit à rire le spadassin.
— Non !... s’écria Pertuluis avec stupeur.
— Si ! dit Flambard. Vingt toises au moins. Ah ! je m’en souviens. Une chute inouïe, une dégringolade sans pareille, une tombée dans l’enfer peut-être, et v’lan, j’enfourche un saule... voyez ma capote !
— Oui, dit Regaudin avec compassion, elle est pas mal déchiquetée.
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Portrait de Jean Féron Jean Féron Le drapeau blanc

Quand Flambard atteignit Saint-Augustin, la nuit était tout à fait venue.
L’obscurité ne parut pas l’inquiéter, et il se jeta à la même allure vertigineuse dans la route de la Lorette, route sinueuse, rocailleuse, raboteuse, et difficile de passage par les nombreux et profonds ravins qui la coupaient. Mais il dut ralentir dans la pente d’un ravin plus profond, pente qui aboutissait à un pont jeté sur un torrent. Et devant ce pont il s’arrêta tout à fait, car le pont lui parut dangereux autant qu’il y put voir dans les ténèbres.
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