Jean-François de Montcalm

Définition et enjeux

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Mémoires d’outre-tombe (1850)

Montcalm, chargé sans secours de défendre le Canada contre des forces souvent rafraîchies et le quadruple des siennes, lutte avec succès pendant deux années ; il bat lord Loudon et le général Abercromby. Enfin la fortune l’abandonne ; blessé sous les murs de Québec, il tombe, et deux jours après il rend le dernier soupir : ses grenadiers l’enterrent dans le trou creusé par une bombe, fosse digne de l’honneur de nos armes ! Son noble ennemi Wolfe meurt en face de lui ; il paye de sa vie celle de Montcalm et la gloire d’expirer sur quelques drapeaux français.
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Portrait de Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel Le siège de Québec

Tout de même, comme ce jeu pouvait n’être qu’une feinte du général anglais, Montcalm prit immédiatement toutes les précautions pour mettre son camp à l’abri d’un coup du sort, et à toute l’armée il ordonna des préparatifs de bataille. Après avoir renforcé l’aile commandée par le chevalier de Lévis qui, à son tour, envoya des renforts à Repentigny posté sur la rivière Montmorency, le général français expédia vers les redoutes de la route de Courville le capitaine Jean Vaucourt avec huit cents miliciens.
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Portrait de Jean Féron Jean Féron Le drapeau blanc

Dans la nuit tranquille, que n’ose pas troubler l’ennemi retranché non loin de là, on entend tomber de sa bouche crispée la plainte de sa grande âme endolorie !
Oui, Québec répand ses lamentations autour du corps agonissant de son vaillant héros !
Dans la salle d’armes du Château Saint-Louis, le valeureux marquis de Montcalm repose sur une couche de souffrances. Un chirurgien, un Père Jésuite, M. de Ramesay, M. de Fiedmont et quelques autres officiers de son armée vaincue entourent, graves et consternés, sa couche.
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