Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel

Élements biographiques

Portrait de Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel,  Même sang

“ LE CANADIEN
Mais vos poilus pour nous ne sont pas étrangers.
Nous avons côte à côte à travers les dangers,
Sous le feu, dans la mort, appris à nous connaître.
Là-bas c’est une sœur que l’on verra paraître.
D’un peuple vous aurez le respect, l’amitié.
Lorsqu’un cœur s’est donné, ce n’est pas à moitié ;
Il se donne en entier, en toute confiance.
Et ce cœur est à vous puisqu’il est à la France.
Ce n’est pas l’étranger que le sol canadien,
Ce n’est pas l’inconnu que ce pays chrétien
Où la foi de vos rois a demeuré la même,
Car c’est toujours la France... et la France que j’aime !
”
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Portrait de Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel,  Le dernier geste

“ Parce que Guillaume était le seul homme qui pût remplacer Olivier et faire le complet bonheur de Louise, oui, ce Guillaume dans sa rude écorce de paysan. Car Guillaume, en voyant Louise passer au bras d’un autre, n’aurait eu qu’un faible soupir de regret, et aucune jalousie n’aurait troublé la paix de son cœur, aucune haine n’aurait assombri la sérénité de son âme, aucune pensée de vengeance n’aurait assailli le calme de son esprit, comme aucun crime n’aurait germé dans son cerveau. En vérité, ce Guillaume était l’esprit du bien, comme Carrington était ou du moins devenait l’esprit du mal. ”
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Portrait de Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel,  La métisse

“ La figure dans ses mains, les coudes sur les genoux, Héraldine pleurait silencieusement. Pas un sanglot, pas un hoquet, on l’entendait à peine. Mais ses larmes jaillissaient en torrent, et celles, que ses lèvres ne buvaient pas, ruisselaient entre ses doigts, goutte à goutte tombaient par terre.
Une heure se passa ainsi, lorsqu’un grand bruit se fit en bas : bruit de verre qui se brise, meubles qui tombent et qu’on écrase... Ce fut un fracas qui fit trembler la maison. Puis un jurement... un rire sourd... un pas lourd, inégal... une porte qu’on ouvre et qu’on referme avec violence...
”
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