Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel

Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel

Résumé

Portrait de Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel,  La secousse

“ LOUIS. — (reculant) Qu’as-tu à me dire encore ?
JULES. — Je veux que tu me rendes ce que tu m’as volé ! Tu me le rendras, ou je te briserai comme ce verre ! Tu m’as pris celle que j’aime... tu m’as pris l’affection de mon père... tu m’as pris ma part d’héritage... tu me prendras peut-être ma part de Paradis ! Et tu te dis un homme honnête ?... Partout où tu passes, tu te vantes d’être l’honneur de notre famille, tu fais le vertueux, tu te montres d’une probité prodigieuse, et c’est toi qui s’en vas ensuite injecter au cœur d’une enfant naïve et sans expérience le fiel de ta jalousie !
”
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Portrait de Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel,  La secousse

“ Mme BERNIER. — Si j’ai aimé l’un un peu plus que l’autre, c’est bien naturel : Jules, c’est tellement ton portrait, par le physique comme par le caractère ; deux gouttes d’eau ne peuvent mieux se ressembler. Or, comme je t’ai beaucoup aimé, je ne pouvais pas aimer moins bien l’enfant qui te ressemble ainsi !
M. BERNIER. — C’est très juste, Julie. Et sais-tu que je l’aimais autant que toi, ce Jules ! Oh ! j’ai souffert atrocement... je souffre encore de me voir séparé de cet enfant. Mais tu sais le proverbe : « Qui aime bien, châtie bien ! »
”
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Portrait de Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel,  La secousse

“ M. BERNIER. — Tu es trop pessimiste, Julie.
Mme BERNIER. — Tu m’as trop fait souffrir ! Je me demande avec inquiétude si je pourrai jamais chasser ce ressentiment de ma pensée.
M. BERNIER. — L’amour est une voix plus forte que toutes les colères !
Mme BERNIER. — Oh ! je le voudrais que l’amour, qui reste quand même entre nous, étouffât tous les ouragans que j’entends souffler sur nos têtes !
M. BERNIER. — Aimons-nous comme avant !
Mme BERNIER. — Rends-moi Jules !
M. BERNIER. — Il reviendra.
Mme BERNIER. — Non... il m’a dit adieu. Je veux aller le rejoindre, si tu ne le ramènes.
”
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