Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel,
La secousse
“ LOUIS. — (reculant) Qu’as-tu à me dire encore ? JULES. — Je veux que tu me rendes ce que tu m’as volé ! Tu me le rendras, ou je te briserai comme ce verre ! Tu m’as pris celle que j’aime... tu m’as pris l’affection de mon père... tu m’as pris ma part d’héritage... tu me prendras peut-être ma part de Paradis ! Et tu te dis un homme honnête ?... Partout où tu passes, tu te vantes d’être l’honneur de notre famille, tu fais le vertueux, tu te montres d’une probité prodigieuse, et c’est toi qui s’en vas ensuite injecter au cœur d’une enfant naïve et sans expérience le fiel de ta jalousie ! ”
